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vendredi 5 août 2011

Lennon

Je me souviens précisément de l'endroit où je me trouvais quand j'ai appris la mort de John Lennon. Mes parents exigeaient que je promène le chien et leur rapporte le journal chaque matin avant de partir pour l'école. C'est donc le regard vide, dans l'incompréhension la plus totale, que j'ai lu le titre en première page du quotidien local. J'ai dû rentrer, le pas passablement moins élastique, le nez plongé dans l'article (que je collerais même sur un carton, c'est dire). Pour la première fois de ma vie peut-être, j'ai réalisé que les gens pouvaient être foncièrement mauvais - ou désespérés - et poser des gestes indéchiffrables. Et puis, bien sûr, ce jour-là, il a bien fallu faire le deuil des Beatles, premier émoi en musique populaire pour moi qui avais grandi avec de la musique classique dans mon biberon.

Ce préambule explique sans doute pourquoi j'ai décidé de lire le Lennon de David Foenkinos, même si je me tiens plutôt loin des biographies de façon générale (sauf celles que je consulte pour écrire des notes de programme). Et puis, il y avait aussi quand même David Foenkinos, un des auteurs chouchous de Caro (merci de me l'avoir envoyé!), que je retrouve avec plaisir sur une base annuelle. Il y a quelque chose dans son écriture qui me plait bien, quand je la fréquente de façon épisodique.

Ce livre s'inscrit dans la nouvelle collection de Plon qui propose des biographies romancées dans lesquelles les « sujets » s'étendent sur un divan (fictif) et se racontent. Foenkinos entre ici de façon assez habile dans la psyché de John Lennon, intégrant à nombre d'éléments véridiques (et vérifiables) des états d'âme plus que cohérents. On découvre Lennon le père, l'amoureux, l'artiste, mais aussi l'enfant blessé, l'adulte mal dans sa peau, le géant plus ou moins conscient de sa grandeur selon les jours. On y croise bien évidemment les trois autres Beatles et tous ceux qui ont gravité autour de ce quatuor de choc, qui devait redéfinir la musique pop. J'en suis sortie avec une meilleure compréhension de l'homme et la conscience aiguë qu'il ferait toujours partie de moi. Je pourrais d'ailleurs reprendre les derniers mots de la postface à mon compte:

« Il m'arrive de ne pas savoir ce que je pense de John Lennon. Je sais simplement qu'il me touche, sa musique m'accompagne tout le temps, et que je l'admire d'une manière infinie. Je sais qu'il est dans ma vie. »

4 commentaires:

  1. J'avais 17 ans quand Lennon est mort, les Beatles ont bercé mon adoelscence et ma jeunesse... inoubliables ! (les Beatles, of course)

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  2. Ta jeunesse l'a peut-être aussi été, inoubliable, non? ;-)

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  3. J'ai du mal avec l'auteur j'avoue...

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  4. Moi, j'aime bien, mais une fois par année :)

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