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samedi 16 mars 2013

L'augmentation: des engrenages impeccablement huilés

« Des rats qui construisent eux-mêmes le labyrinthe dont ils se proposent de sortir » : voilà en quels termes les membres de l’OuLiPo se définissaient. Il faut admettre que L’Art et la manière d’aborder son chef de service pour lui demander une augmentation de Georges Perec reprend admirablement les prémices mêmes du mouvement. S’inspirant d’un organigramme fourni par un ami, dont certains éléments sont reproduits sur le sol du studio du Segal Centre (et l’intégralité dans le programme de soirée), Perec se révèle un guide fabuleusement doué. Il nous conduit, presque d’un seul souffle, de la mise en situation initiale à une conclusion qui ne saurait en être une, à travers une étude de probabilités statistiques qui, même si très exhaustive, réussit à ne pas lasser le spectateur dans la mouture proposée ici, qui passera du fou rire à une réelle réflexion sur la déshumanisation des structures de travail. (Il faut malheureusement admettre que la pièce n’a pas pris une ride depuis sa création en 1970.)

Vous pouvez lire la suite de ma critique sur le site de la revue Jeu...

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