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vendredi 15 mars 2013

Yellow Moon : une reprise particulièrement convaincante

On se méfie toujours un peu des critiques dithyrambiques récoltées par une production qui nous avait échappé lors de sa création (dans ce cas-ci, à l’Espace Go, à l’automne 2010). Pourtant, on ne résiste pas à l’envie de s’y frotter, avec un regard autre, comme si la pièce n’avait pas été portée par une onde de reconnaissance. Auteur écossais particulièrement prolifique, dont le corpus comprend des titres à forte connotation politique, du théâtre musical, des productions jeune public ainsi que des traductions (notamment le Caligula de Camus et Les bacchantes d’Euripide), Greig puise son inspiration aussi bien dans la littérature ou la bande dessinée (on lui doit par exemple une relecture des aventures de Tintin) que dans l’histoire. Avec Yellow Moon : La ballade de Leila and Lee, il récupère fort adroitement le récit du chauffeur de taxi et proxénète Stagger Lee qui, en 1895, a assassiné froidement son ami, simplement parce que ce dernier avait refusé de lui redonner son chapeau. Il transpose le propos dans l’Écosse d’aujourd’hui, alors que Lee, un adolescent qui considère vendre les services sexuels de ses « biches », tue l’amant de sa mère et part ensuite en cavale avec Silent Leila pour retrouver son père (qui lui a offert jadis la casquette ornée d’un chevreuil qui lui a valu son surnom, dont il ne saurait se défaire).

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