jeudi 13 août 2015

Achat de livres et autres... un tag

C'était hier la 2e édition de l'initiative « Le 12 août, j'achète un livre québécois ». Je suis passée chez Olivieri en après-midi, sans trop savoir ce qui me ferait craquer. (J'ai finalement opté pour Chemins de sable de Jean-Pierre Issenhuth, un livre qui m'a semblé dans le prolongement de Jean-François Beauchemin et Thoreau.) Sur place, l'impression qu'un vent avait balayé les tables de livres québécois et avait même soufflé dans les étagères consacrées. Évidemment, il y a aussi les 364 autres jours de l'année. « Nos tables de romans québécois ne disparaîtront pas demain », a souligné fort à-propos une libraire visiblement débordée, mais souriante. Elle m'a aussi confié qu'une de ses collègues pensait à consacrer le 12 de chaque mois à un auteur québécois. Je suivrai le tout avec attention, mais avant, je me plie à un petit tag qui porte notamment sur les achats de livres.


1. Es-tu une acheteuse compulsive de livres? 

Non, mais ma PAL est d'une taille impressionnante. Entre les services de presse reçus pour être commentés par les collaborateurs de La Recrue du mois, les multiples emprunts à la bibliothèque (j'y fais un saut toutes les semaines) et les livres que je « dois » posséder, pas le temps de s'ennuyer.

2. À quelle fréquence achètes-tu des livres?

Une fois par mois environ, je dirais, mais je bouquine plus souvent que cela. Et puis, il y a les salons du livre un peu marginaux (anarchiste, queer) qui proposent toujours des choses difficiles à trouver ailleurs... Difficile d'y résister.

3. As-tu une librairie favorite?

Olivieri, assurément. C'est ma librairie de quartier, d'une part, mais surtout, j'aime comment je me sens quand j'y mets les pieds, la façon dont les livres ont été regroupés, la gentillesse des libraires, des purs et durs, toujours prêts à passer une commande spéciale ou à faire une recommandation. J'aime bien m'arrêter aussi au Port de tête quand je suis sur le Plateau.

4. Fais-tu tes achats livresques seule ou accompagnée?

Presque toujours seule. J'irai peut-être bouquiner avec un(e) ami(e) - chacun dans sa bulle habituellement -, mais j'achète rarement dans ces cas-là. Je note certains titres tout au plus.


5. Librairie ou achats sur le net?

Presque exclusivement en librairie.

6. Vers quels types de livres te tournes-tu en premier?

Mon premier arrêt chez Olivieri est toujours pour la table de nouveautés québécoises. Déformation professionnelle d'une part, certes, mais aussi réel intérêt. Je fais ensuite le tour des autres tables de nouveautés, des nouveaux poches, éplucherai volontiers la section théâtre ou poésie, celle de la littérature allemande aussi. (Il faudrait vraiment que je me replonge dans cette langue ingrate.)

7. Préfères-tu les livres neufs, d'occasion ou les deux?

Les deux, mais si je ne fais pas toujours un détour par les librairies de livres usagés - et ce, même si j'en ai une très chouette (Le livre voyageur) dans mon quartier.

8. Qu'aimes-tu dans le shopping livresque?

La découverte de nouveaux titres, mais aussi la manipulation des livres.

9. Te fixes-tu une limite d'achat par mois?

Je suis en général plutôt raisonnable, heureusement pour mon compte bancaire.

10. À combien s'élève ta wish-list?

Je note très rarement un titre. J'aime la rencontre avec un livre, le côté presque improvisé de la chose, la possibilité de ressentir un coup de foudre pour une écriture en particulier.

11. Cite 3 livres que tu veux TOUT DE SUITE!

Je sais me contenir, mais j'admets avoir très hâte de découvrir certains des premiers romans de la rentrée, et puis hier, je suis passée à deux doigts d'acheter


12. Pré-commandes-tu tes livres?

Quelle idée!

13. Pourquoi un tel pseudo/nom de blogue?

Je cherchais un nom de blogue qui serait une allusion directe à la musique classique (sur une île déserte, même si j'adore Mozart, je partirais indéniablement avec les deux volumes du Clavier bien tempéré de Bach, une source inépuisable de découvertes) et un clin d’œil au geste d'écriture. Et puis, en tant que journaliste, je veux pouvoir vivre avec une critique dans dix ans et donc maintiens volontaire une certaine tempérance. Les coups de gueule, je les garde pour moi - ou pour mes proches. Concentrons-nous sur le reste.


14. Parle-nous de ton prof préféré.

Je pourrais citer Sr Marie Faucher, une professeure de piano que j'ai eue à l'adolescence, trop brièvement malheureusement, car un cancer fulgurant l'a fauchée après qu'elle m'eut accompagnée pendant deux ans. J'inclurai aussi le Père Hardy, professeur de français en cinquième secondaire, qui tous les mercredis après-midi, avait dégagé 20 minutes de son horaire d'enseignement pour que nous écrivions dans notre cahier d'aubades. Je n'oublierai jamais l'énergie si particulière qui animait la classe à ce moment-là (un ami poursuivait chaque semaine un western-spaghetti, dans lequel je jouais notamment le rôle de Lulu Carabine) et les commentaires d'encouragement du professeur. J'ai toujours gardé ces deux cahiers Canada.


15. Parle-nous de ton premier concert.

Impossible de me rappeler du premier, car j'assistais tous les vendredis aux concerts classiques gratuits offerts par Radio-Canada à la Salle Claude-Champagne avec mes parents. (Les temps ont bien changé.) Quand mon père avait particulièrement aimé un programme, il l'enregistrait quand il repassait quelques semaines plus tard à la radio et le réécoutait. Je pense encore notamment à un récital de Raoul Sosa.


16. Quel est ton endroit préféré au monde?

Pourquoi se limiter? Celui que je n'ai pas encore découvert, tiens. S'il est sur le bord de l'océan, déjà, j'aurai du mal à l'oublier.


17. Un endroit que tu aimerais visiter?

Je rêve depuis l'enfance de Tahiti et Bora-Bora, depuis le visionnement d'une minisérie sur le peintre Paul Gauguin. Mais il me reste aussi tant de villes musicales à visiter: Vienne, Salzbourg, Prague, Leipzig...

18. Parle-nous de quelque chose qui te rend complètement folle en ce moment.

Le désengagement. On PEUT - doit - changer le monde... un geste à la fois!

19. Si tu pouvais posséder instantanément quelque chose, rien qu'en claquant des doigts, qu'est-ce que ce serait?

Une vieille (mais parfaitement fonctionnelle)
Westphalia, idéalement avec des fleurs sur le côté. Si je suis très peu camping (les moustiques m'aiment trop pour que ce soit agréable), j'aime bien l'idée que je pourrais m'arrêter où et quand je veux, y dormir une nuit, une semaine, un mois... comme un personnage d'un roman de Jacques Poulin!

20. Qui tagues-tu?

Si vous vous sentez inspirés, n'hésitez pas!

4 commentaires:

Claude Lamarche a dit…

Petit sourire en lisant qu'en Westfalia, tu penses échapper aux maringouins! Nenni. Ça rentre partout ces petites bêtes-là. À moins que tu stationnes ton West dans les grandes villes seulement!

Lucie a dit…

Argh... Mon combat est perdu d'avance! Déjà, le tour des villes et villages d'Europe, je pourrais m'y faire! ;)

Marie-Claude Rioux a dit…

Passionnantes, ces réponses!

On se rejoint sur la Westphalia! Moi, les bibittes, je suis bien prête à voyager avec!

Le Moutier... Moi aussi, il me fait de l'oeil!!! Une magnifique couverture.

Je ne connais pas Le livre voyageur. Lors de mon prochain passage à Montréal, j'y ferai assurément un arrêt.

Lucie a dit…

Fais signe quand tu passeras! ;)
J'ai attrapé Moutier qui parlait de son livre hier... Il faut quand même le faire, s'inscrire en histoire de l'art pour pouvoir produire ce livre!