
Mais impossible d'oublier le travail exceptionnel de la distribution, souvent jouissif. Le plaisir du théâtre à sa plus simple - et fascinante - expression. Louis-Olivier Mauffette campe un ancien militaire canadien parfait sous tout rapport, aux ouaip! retentissants. Marie-Ève Trudel dans le double rôle d'une Colombine frustrée de ne pas travailler et de Gina qui voit sa carrière péricliter la première ride venue, hérite d'une partition plus difficile à calibrer. On ne peut cependant qu'être soufflé par les performances électrisantes de Mathieu Gosselin (Benito et multiples rôles délirants) et surtout de David-Alexandre Després en Arlequin. Son jeu physique (qu'il a notamment pu travailler dans Kurios du Cirque du soleil) et l'ampleur de sa palette séduisent sans aucune réserve.
Cette pièce passera-t-elle à l'histoire, suscitera-t-elle une volonté de changer le monde? Non, malheureusement. Elle nous rappellera cependant que nous disposons ici d'une pépinière de talents qui ne demandent qu'à être exploités.
Jusqu'au 28 avril au Quat' Sous
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