jeudi 29 novembre 2012

Le dernier hiver

Berthe a 94 ans et elle se dit qu'elle aimerait bien célébrer son prochain anniversaire en grande pompe, avec un festin digne de celui de Babette, mais qu'elle ne passera peut-être pas l'hiver, saison qui dure la moitié de l'année, dérèglements climatiques obliques, en 2045. Ne disposant plus de l'énergie ni de la volonté pour regarder vers l'avant, elle contemple sa vie, par petites touches impressionnistes: ses premiers émois amoureux, ses tribulations d'universitaire, ses questionnements. Elle revient sur certains auteurs qu'elle a lus, qu'elle a aimés, sur la fracture de la guerre et les attaques sauvages dont Bagdad reste pour elle l’emblème.
Je détournais la tête et m’enfonçais dans le monde romanesque de Baricco qui me dévoilait ce que je m’évertuais à fuir en le lisant. « On lit, écrivait-il, pour ne pas lever les yeux vers la fenêtre, voilà la vérité. » Cette phrase, je l’ai toujours, à l’encre verte délavée, transcrite au dos d’une carte postale montrant un souk de Bagdad. 
Elle évoque surtout son grand amour, Vivian, qui a bouleversé sa vie avant de l'ancrer dans un quotidien partagé, incluant une définition élargie de la maternité, de l'accompagnement parfois impuissant de trajectoires qui semblent nous échapper.
Toucher un corps de femme me ramenait à celui de Vivian, au vide de ma vie sans son corps près du mien. Il n’y avait rien à faire contre mon chagrin et ma tristesse. Seulement attendre que cela fasse moins mal, que la douleur prenne moins de place.
Les souvenirs de Berthe auraient pu devenir accumulation de redondances, radotages de grand-mère gâteuse, amoncellements de clichés vaguement surannés. Il n'en est rien. Louise Auger signe plutôt ici un livre dense qui ne bascule pourtant jamais dans la lourdeur, qui aborde avec discrétion mais fougue certains thèmes sociaux (l'homosexualité, les familles non traditionnelles, les grossesses adolescentes...), mais surtout nous rappelle qu'une vie, peu importe sa durée, demeure au fond une succession de petits instants, précieux jalons non pas du temps qui passe, mais de l'amour (peu importe la forme qu'il adopte) qui reste.


lundi 26 novembre 2012

Danser a capella

Quelques semaines après la sortie de son deuxième roman Javotte, Simon Boulerice revient à ses premières amours, le théâtre, et propose Danser a capella, sept monologues, non conçus comme une entité, mais qui, assemblés, entrent en résonance étonnante, comme autant de notes d'une gamme un peu disjonctée. Une fois encore, on y retrouve des personnages d'enfants qui n'ont pas su (ou voulu) grandir: Ambroise qui, hier, rêvait d'attirer l'attention en saignant du nez et qui, aujourd'hui, est prêt à toutes les bassesses pour que quelqu'un l'aime, ne serait-ce qu'un instant, Julie qui, pour être invitée à l'émission Parcelles de soleil, va jusqu'à perdre la vue, cette coureuse en talons hauts qui pète les plombs au fil d'arrivée, déchirée par son amour à sens unique ou encore Gloria, qui a toujours rêvé de patiner sur sa chanson-thème (hit de Laura Branigan) et détourne la représentation annuelle de la crèche vivante de son quartier. Il y a aussi Simon, alter ego de l'auteur qui plonge ici dans l'autofiction, celui qui a toujours aimé danser, qui évoque sa mue catastrophique à l'église, à l'âge où Whitney Houston réalise malgré elle que sa voie est tracée, le même (14 ans) qu'avait Mozart quand il a recopié de mémoire le Miserere d'Allegri, entendu à la Chapelle Sixtine.

« Un jour, en avril 1770, un homme emmena son fils de quatorze ans à la chapelle Sixtine. On  y chantait le célèbre Miserere, de Gregorio Allegri. L’enfant était ému. Il retenait chaque note, et chaque silence. Toute la musique se gravait dans sa tête. Le soir, il note de mémoire la partition complète du Miserere d’Allegri. Quelques années plus tard, on perdit les partitions originales d’Allegri. On n’eut pas d’autres choix que d’avoir recourt au garçon qui avait tout noté de mémoire. On utilisa ses partitions pour que l’œuvre d’Allegri ne sombre pas dans l’oubli. Ce garçon s’appelait Wolfgang Amadeus Mozart. »
Tout au long du recueil, la musique sert de pulsation, de moteur, d'élément déclencheur, qui mène le protagoniste à poser des gestes extrêmes, à briller, ne serait-ce qu'une seconde, au firmament des stars. Qu'il danse tout son saoul lors d'une soirée d'Halloween en écoutant son iPod Shuffle pendant que les autres se meuvent au rythme d'une autre pièce, qu'il se laisse renverser par la beauté pure du geste en regardant Margie Gillis, qu'il pleure du sang en écoutant All I want for Christmas is you de Mariah Carey importe peu au fond. Le lecteur adopte spontanément les personnages car, n'avons-nous pas tous eu l'impression, un jour ou l'autre, d'être les seuls à danser (avancer, penser) sur un rythme autre?

On peut entendre Simon Boulerice dans un extrait du monologue « Danser a cappella » ici...

vendredi 23 novembre 2012

Vivre avec le cancer: deux points de vue

En serions-nous enfin arrivés au moment de briser l'ultime tabou: celui de parler de la maladie de façon autrement que clinique ou sinon à mots couverts? Peut-on transformer un combat contre le cancer en objet littéraire? Peut-on s'exprimer sur le sujet aussi douloureux sans tomber dans l’apitoiement ou que le lecteur se précipite sur la sortie de secours la plus proche (refermer le livre au plus vite)? Quelques livres récents semblent vouloir le prouver en tout cas.

Quelques semaines après avoir lu Les doigts croisés de Jocelyn Lanouette (recrue d'octobre) qui, après quelques cabrioles langagières et diversions sur des voies de traverse, nous force à contempler la maladie en face (et, ce faisant, nous insuffle un remarquable souffle de vie), je me suis plongée coup sur coup dans deux ouvrages dans lesquels les auteures évoquent leur combat contre le cancer du cerveau.

Le premier, Soleil en tête, reprend certains billets du blogue de Julie Gravel-Richard, écrits il y a bientôt cinq ans (retravaillés pour les besoins de l'ouvrage). Ceux-ci nous permettent de la suivre au quotidien, lors de rounds de chimiothérapie qui laissent souvent KO, de ses recherches en ligne pour mieux comprendre sa maladie, de quelques confrontations avec des médecins. On y apprend beaucoup sur la maladie (qui n'a toujours pas malheureusement rendu  les armes, Julie devant encore une fois se plier à une série de traitements); patients aussi bien qu'accompagnants y trouveront sans doute nombre de réponses à leurs questions. L'objet pourtant possède une portée universelle quand l'auteure fait le décompte de ses petits bonheurs, histoire de se (et nous) prouver que la vie n'est au fond qu'une succession de ces gestes infimes, en apparence anodins, jalons qui ponctuent nos vies de façon bien plus pertinente que ces prétendus accomplissements.


Avec Testament, son premier roman (La recrue du mois y reviendra bientôt), Vickie Gendreau propose un objet littéraire protéiforme, qui multiplie les ruptures de ton, les interlocuteurs, les genres littéraires (du journal extime/autofiction au poème en passant par certaines réflexions sur la littérature). On s'interroge parfois à savoir où se situe la (très) fine ligne entre littérature et exhibitionnisme.  
« Je suis cette littérature, la littérature honteuse et pleine de regrets. J’ai les paupières cochonnées d’avoir trop souvent fermé les yeux, d’avoir eu trop souvent à le faire. »  
Toutefois, on suit la jeune auteure jusqu'au bout, que ce soit dans des clubs de danseuses plus ou moins mal famés, dans les chambres crades, dans les arcanes de ses souvenirs d'enfance. On sourit en décryptant les références post-modernes cinématographiques des documents transmis à son entourage, on se dit qu'avec une telle amie, fille, sœur, il doit être impossible de dormir au gaz. 
« Tout est impératif maintenant dans ma vie. C’est probablement la dernière peine d’amour que je vis. Ça fait mal les dernières fois, c’est vulgaire la vie. » 

Pourra-t-elle aller ailleurs avec son prochain roman, nous convaincre qu'elle possède une vraie voix? On le souhaite.


mercredi 21 novembre 2012

Musiques de Cassandra Miller

Je m'en voudrais de ne pas revenir sur le concert présenté lundi dernier au Lion d'Or par Les salons de l'Ombre Jaune, mettant en lumière deux œuvres de la compositrice Cassandra Miller, L'été deux mille douze (une création) et Bel canto, pièce lauréate du Prix Jules-Léger du Conseil des Arts du Canada (musique de chambre).

photo : Amy Horvey, 2011
Cassandra Miller possède une voix distincte. Sa musique laisse une part non négligeable de liberté aux interprètes (pour s'en convaincre, on peut regarder une des partitions de Bel canto ici), mais à aucun moment, l'auditeur n'a l'impression d'être témoin d'une improvisation, les choix interprétatifs restant encadrés. Ce qui est le plus troublant peut-être est la façon dont les deux pièces entendues happent de façon presque viscérale. On résiste à peine au tout début, le temps d'apprivoiser un langage, et puis on se retrouve plongé en soi ou encore dans un état de quasi transe, comme si on se lovait au cœur même du son.

Ainsi, déjà, au milieu du premier des six mouvements de L'été deux mille douze, les harmonies modales rappelant par moments les chants gaéliques ou celtiques maximisaient un certain état de nostalgie qui ont fait surgir en moi certaines images plus ou moins refoulées des manifestations du Printemps érable, émotions canalisées dans le deuxième mouvement par le martèlement des pas de la chanteuse, le lyrisme du violoncelle s'opposant au côté militaire du piccolo (Geneviève Déraspe, excellente, commanditaire de l’œuvre avec Marie-Annick Béliveau). On passe ensuite du tumulte au calme éthéré, avec des pages troublantes pour violoncelle et piano. Le violoncelle devient voix humaine, avec des inflexions parfois presque douloureuses. Yegor Dyachkov n'a rien perdu ici de son impressionnante musicalité. Dans son solo, Brigitte Poulin a su démontrer une remarquable délicatesse de toucher (que l'on a pu apprécier également en ouverture de programme dans l'atmosphérique Vertigo Beach de Nicole Lizée). Le cinquième mouvement maximisait les oppositions entre calme (voix et piano) et fièvre (violoncelle). Saluons ici le travail des éclairages de Jonas Bouchard qui mettait en relief certains déplacements ou postures des interprètes. Le dernier mouvement, jouissif, reprend un texte de Gaston Miron. Avec des dons d'actrice consommée (qu'elle démontrera également en deuxième partie, alors que ses deux lectures de « Vissi d'arte » de Tosca, l'une pour diva, l'autre pour ténor caractériel, encadrent Bel canto, qui reprend en partie la ligne mélodique de l'aria, mais de façon déstructurée), Marie-Annick Béliveau devient Miron, inflexions et interruptions dans le débit incluses.

Après la cérémonie officielle de remise du prix Jules-Léger, on a pu entendre l’œuvre lauréate, Bel canto, hommage ému à Maria Callas, pour deux ensembles (un trio de cordes et un quatuor formé d'une flûte, d'une clarinette, d'une guitare et de la chanteuse). Marie-Annick Béliveau nous emprisonne rapidement dans les filets de sa voix, qui finit par posséder un caractère incantatoire. Comme chez Scelsi, la pulsation cardiaque de l'auditeur, bercé ou hypnotisé, finit par s'abaisser, les repères par se dissoudre. Le temps semble s'effilocher, le son enveloppe, devient châle dans lequel se blottir, se souvenir, oublier. Une étonnante expérience de lâcher-prise musical.

On peut découvrir plusieurs œuvres de la compositrice sur son site, dont Bel canto, que j'ai réécouté avec plaisir deux fois déjà.

lundi 19 novembre 2012

Là-bas dans la plaine

« À Swift Current, l’hôtel où se trouve le bar Big I s’appelle Impérial. C’est une grande bâtisse au bas de la ville, dans Central Avenue. Derrière l’hôtel du côté de Railway Street, on voit, sur la voie ferrée, passer lentement les trains de marchandises aux wagons rouillés, ou on les voit attendre leur cargaison de blé ou de bétail. »

À Swift Current, la vie se vit à un rythme autre, celui des récoltes plus ou moins abondantes, des chinooks qui forcent les habitants à se cloitrer chez eux, de la saison de la chasse à laquelle il semble impossible de ne pas se plier, des diktats du calendrier scolaire, des soirs de week-end passés au bar à échanger histoires et parfois coups, des dimanches qui exigent une présence à l’église, du regard des autres qui s’immisce, toujours.

À Swift Current, certains ont leur bock attitré derrière le comptoir, d’autres se servent d’une boîte de sirop d’érable comme prétexte aux rencontres, d’autres ne font que passer, mais tous semblent posséder au creux d’eux-mêmes une certaine nostalgie, du français mal-aimé, d’une terre ancestrale jamais entièrement oubliée, d’un ailleurs dans lequel on tente de s’évader, un verre de bière, une tasse de café, un trajet en autobus ou en camion à la fois.

À Swift Current, on ressent d’abord l’impression troublante d’avoir été parachuté dans un autre lieu, une autre époque; on peine à en décortiquer les codes. En milieu de parcours, on comprend que cette accumulation de petits riens finit par ponctuer une vie. Quand on referme le livre, après une montée émotionnelle réussie (la dernière nouvelle, « Le mari de l’infirmière », se veut un voyage aussi bien dans l’imaginaire que dans le passé, dans l’art théâtral que dans la langue), on se dit qu’au fond, on aurait peut-être envie de s’y installer, le temps de panser quelques plaies, d’apprivoiser de nouveaux repères, que Vartan Hézaran nous raconte encore une histoire.

samedi 17 novembre 2012

Jésus, Cassandre et les demoiselles

Emmanuelle Cornu possède une écriture unique, tantôt scalpel, tantôt pinceau, qui demande à être apprivoisée. La galerie de personnages étonne de prime abord, laisse perplexe, provoque parfois le malaise, jusqu’à que l’on réalise que, au fond, ces personnages évoluant sur le fil très mince de la névrose, pourraient être un voisin, une amie, un parent, soi-même, que ces textes sont portés par un insolite souffle universel, contes pour enfants pas toujours sages qui nous permettent d’accepter nos tares à défaut de les annihiler. N’avons-nous pas tous, à un moment ou l’autre, ressenti la peur de l’abandon (« Tu vas revenir dans quelques minutes », la narratrice tremblant à l’idée que sa copine l’a quittée), une solitude trop lourde (« Cale sèche », magnifiquement ciselé), une incompréhension envers une cellule familiale dysfonctionnelle (« Deux gigantesques pointes de tarte », trio pour père instable, grand-mère envahissante et trait d’union dépassé)?

Emmanuelle Cornu découpe, expose, polit, fractionne encore une fois la trame narrative, isole l’instant, s’attarde au geste, avant de laisser les fragments nous exploser au visage, autant de parcelles de douleur (« Madame »), de beauté (« Reconnaître madame D. à la courbe de ses  mollets », portrait en demi-teintes, presque nostalgique), de quotidien (« L’exercice d’incendie », l’inquiétude latente de chacun se révélant dans ses interstices), d’étrangeté (« Killer Rabbits »). La nouvelle au titre improbable «Broche “vitrail de papillon (rouge grenat) ”, catalogue no 14, printemps-été, p. 302 », aux éclats fractionnés (tout comme « Le miroir de Jean-Yves », intéressante relecture du double), m’est apparu d’une certaine façon condensé du recueil et aurait peut-être mérité d’en devenir clé de voûte. 

La ritournelle se veut partie intrinsèque de cette écriture si particulière, impose au lecteur un rythme de lecture, refrain que l’on retrouve avec plaisir assez souvent, mais qui à d’autres agace (« Super bouchée » et ses répétitions presque intempestives du mot SUPER).

« Il était une fois Lysandre et son trop beau projet. Trop beau pour entrer dans une seule vie. Pour se matérialiser, se légitimer. Il était une fois Lysandre l’artiste. Et son travail. Et son cœur découpé en autant de tableaux. » Des semaines après la lecture, plusieurs de ces instants volés continuent d’habiter. L’auteure saura-t-elle trouver un autre souffle pour accompagner des personnages de roman? On le souhaite.



jeudi 15 novembre 2012

Mi-novembre

Quand vous parcourrez ces lignes, vous rentrerez peut-être, épuisés, de quelques heures passées au Salon du livre de Montréal. Aurez-vous patiemment attendu en ligne, au milieu d’une centaine d’autres fervents, dans l’espoir d’obtenir « la » signature? Vous ne m’y aurez probablement pas croisée, car je préfère de loin m’entretenir avec les nouveaux auteurs, souvent presque surpris que quelqu’un, quelque part, dans cet immense hall, les ait vraiment lus. Après tout, n’écrit-on pas d’abord pour l’autre?

Je le soulignais le mois dernier, le premier roman se porte bien au Québec. La nouvelle formule du Grand prix littéraire Archambault (qui sera décerné en janvier) mise maintenant uniquement sur les premiers titres. On y retrouve notamment le recueil de nouvelles de notre Recrue du mois, Emmanuelle Cornu, Jésus, Cassandre et les demoiselles, qui n’a laissé aucun de nos chroniqueurs indifférents. Elle sera d’ailleurs l’invitée de l’émission Actualités littéraires sur CKCU le mardi 20 novembre à 9 h 05 (en baladodiffusion presque aussitôt après). Elle y évoque les défis liés à la réalisation de ce recueil et échange avec Normand de Bellefeuille, son directeur littéraire; un rare regard « en coulisse ». Vous pouvez également l’entendre lire un extrait de son portrait de la troublante Madame D. « En quatrième secondaire, j’ai eu un coup de foudre pour la nouvelle grâce à madame Lefrançois – Madame D dans mon recueil, explique-t-elle dans le questionnaire. Ce prof a su trouver les mots qu’il fallait pour m’encourager à écrire et à persévérer. » Qui a dit que l’enseignement de la littérature ne changeait pas les vies?

Le livre lauréat du Prix Robert-Cliche, Hunter s’est laissé couler de Judi Quinn, fait partie lui aussi des titres recensés ce mois-ci. On avance souvent que l’on ne lit jamais le même livre. Nos deux collaboratrices, Maud Lemieux et Hélène Ferland, vous le constaterez, ont réagi de façon presque diamétralement opposée à ce roman inclassable.

Nous vous proposons également dans ce numéro plein à craquer sept  autres titres, dont Premiers soins, le premier recueil solo du slameur David Goudreault, Hop, une première BD adulte de Karine Gottot et Maxim Cyr, regard décapant sur le monde des hôpitaux, ainsi qu’un recueil de nouvelles publié chez Les Éditions du Blé, dépaysant séjour en Saskatchewan, Là-bas dans la plaine de Vartan Hézaran. Bonne lecture!

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