jeudi 13 novembre 2008

Les 10 règles pour tirer le maximum de son expérience de concert (2/2)


6- À la fin seulement tu applaudiras

Une symphonie est généralement constituée de quatre mouvements (même si des compositeurs, Mahler par exemple, en ajoutent souvent quelques-uns), une sonate, de quatre mouvements et un concerto, de trois. Les applaudissements devraient être réservés à la toute fin de l’œuvre, pour éviter de briser le rythme recherché par le chef d’orchestre et le compositeur. Il est vrai qu’avant la seconde moitié du XVIIIe siècle, l’expérience de concert était perçue différemment et que les applaudissements ponctuaient les moments forts des œuvres musicales.

Avec l’évolution des formes, le silence s’est imposé pour garder le contact avec le flot continuel de la musique. La pause entre les mouvements les unit. Elle assure même très souvent la cohésion entre les tonalités et les émotions exposées dans chacun d'eux. (Brahms est un maître dans ce domaine.) Entre deux mouvements, le silence devient moment d’arrêt pour assimiler les émotions du mouvement précédent, et prépare à ce qui suivra.

Dans le doute, réfrénez votre enthousiasme et attendez que le chef d’orchestre ou le soliste aient baissé les deux bras et se retourne vers le public.

7 - Le soir du concert, l’esprit ouvert tu garderas

Vous savez qu’une œuvre contemporaine est au programme et songez à arriver en retard ? Au contraire, vous ne jurez que par la musique contemporaine et avez l’impression que Beethoven ou Schumann sont dépassés ? Attendez-vous à être surpris le soir du concert et ouvrez votre esprit à la possibilité d’être touché par la musique que vous entendrez. Bien qu’on dise que les tous goûts sont dans la nature et ne se discutent pas, il est important de réaliser que les programmes ont été soigneusement pensés par les chefs et les solistes afin de démontrer la complémentarité ou la parenté des œuvres présentées, tant en ce qui concerne les thèmes abordés que le traitement qui en est fait.

Même les mélomanes les plus convaincus et en possession d’une imposante collection d’enregistrements peuvent découvrir de nouvelles œuvres ou, sinon, apprécier une nouvelle dimension d’une œuvre côtoyée depuis des années. L’intérêt d’un concert réside dans l’écoute attentive de la version présentée par des artistes à un moment donné. Le triangle de communication ainsi installé entre le compositeur, les interprètes et le public est très souvent à l’origine de moments de pure magie.

8- Ton esprit aller tu laisseras

Si l’ouverture d’esprit reste essentielle, vous devez également accepter la possibilité de ne pas aimer toutes les œuvres présentées ou même certaines sections des l’œuvre. Il est donc inutile de vous blâmer d’avoir décroché durant le troisième mouvement d’une symphonie ou de vous être surpris à consulter votre montre ou votre programme durant le scherzo d’une sonate. La musique agit sur les émotions du public, mais rarement de la même façon sur tous. Ainsi, après le concert, vous pourrez partager avec vos amis vos impressions sur les moments qui vous ont touché ou évoquer ceux qui vous ont horripilé ou laissé indifférents.

9- L’expérience en salle tu privilégieras

Bien que la prolifération des enregistrements et l’accessibilité de fichiers de musique sur Internet aient modifié nos habitudes d’écoute musicale, rien ne remplacera jamais l’expérience d’un concert en salle. L’état d’esprit de l’auditeur qui écoute une œuvre seul dans son salon est forcément différent ce celui qu’il a en salle au milieu de milliers de personnes. Même lors de moins bons soirs, les grands artistes réussiront toujours à faire vibrer votre corde sensible et transformeront la perception que vous aviez d’une œuvre.

10- Au concert souvent tu reviendras

Et avec tes amis ton enthousiasme tu partageras!

1 commentaire:

Papageno a dit…

11. dans ton blog un compte-rendu tu écriras !