mercredi 2 juin 2010

Les livres...

« Pour Borges, l'essentiel de la réalité se trouvait dans les livres; lire des livres, écrire des livres, parler de livres. De façon viscérale, il était conscient de poursuivre un dialogue commencé il y avait des milliers d'années et qui, croyait-il n'aurait jamais de fin. Les livres restauraient le passé. » (p.33)

« Dans le cas de Borges, c'étaient son œuvre, ses sujets, la matière dont était son univers qui étaient immortels, et c'est pourquoi il n'éprouvait pas le besoin de rechercher une existence éternelle. « Le nombre des thèmes, des mots, des textes est limité. Par conséquent rien ne se perd jamais. Si un livre est perdu, quelqu'un l'écrira de nouveau, tôt ou tard. Cela devrait suffire à n'importe qui, comme immortalité », me dit-il un jour où il parlait de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie. » (p. 74)

Alberto Manguel, Chez Borges

4 commentaires:

Adrienne a dit…

hm... tout mon respect pour Borges ne m'empêche pas de penser que je préférerais que la bibliothèque d'Alexandrie ne soit pas partie en fumée... ;-)

no. a dit…

tu as aimé?

no.

Lucie a dit…

Oui, j'ai bien aimé cette incursion dans l'univers de Borges... et qui m'a convaincu que j'aimais beaucoup le style de Manguel.

Lucie a dit…

Adrienne: oui bien sûr, vu sous cet angle :)