dimanche 27 février 2011

les Immortels

« Je réfléchis, et certains passages des Cassations de Mozart, puis du Clavier bien tempéré de Bach me revinrent alors à l'esprit. Partout dans cette musique, il me semblait percevoir l'éclat de cette lumière froide, astrale, la vibration de l'éther transparent. Oui, c'était bien cela. Cette musique m'apparaissait comme du temps figé et devenu espace. Au-dessus d'elle résonnait une infinie gaieté céleste, un rire éternel et divin. Oh, le vieux Goethe de mon rêve s'accordait si bien avec tout cela! Et soudain, j'entendis autour de moi ce rire insondable; j'entendis rire les Immortels. »

Hermann Hesse, Le loup des steppes

1 commentaire:

Guillaume Martineau et Claudio Pinto a dit…

Ah, tu me donnes le goût d'y replonger!