mercredi 11 janvier 2012

Notes sur la mélodie des choses

« Et l’art n’a rien fait sinon nous montrer le trouble dans lequel nous sommes la plupart du temps. Il nous a inquiétés, au lieu de nous rendre silencieux et calmes. Il a prouvé que nous vivons chacun sur son île; seulement les iles ne sont pas assez distantes pour qu’on y vive solitaire et tranquille. L’un peut déranger l’autre, ou l’effrayer, ou le pourchasser avec un javelot – seulement personne ne peut aider personne. »
Rainer Maria Rilke, Notes sur la mélodie des choses (XI)
   « A cette fin, il faut avoir distingué les deux éléments de la mélodie de la vie dans leur forme primitive ; il faut décortiquer le tumulte grondant de la mer et en extraire le rythme du bruit des vagues, et avoir, de l’embrouillamini de la conversation quotidienne, démêler la ligne vivante qui porte les autres. Il faut disposer côte à côte les couleurs pures pour apprendre à connaître leurs contrastes et leurs affinités.   Il faut avoir oublié le beaucoup, pour l’amour de l’important. »
Rainer Maria Rilke, Notes sur la mélodie des choses (XXII)

2 commentaires:

Wictoria a dit…

j'♥ bcp ce petit livre :)

Lucie a dit…

Oui,j'ai vu sur Babelio que tu l'avais lu :) J'y reviendrai, éventuellement tout en allemand.