vendredi 15 mars 2013

Lire en région



Peut-on différencier un lecteur de la métropole de celui habitant en région? Mission impossible sans doute, car comment dresser un portrait-robot de celui-ci quand, selon le moment de la journée, l’état d’esprit, les saisons, son parcours de vie, la juxtaposition d’univers peut se révéler contradictoire. Pourtant, après avoir passé quelques heures au Salon du livre de l’Outaouais début mars – mon premier hors Montréal –, j’ai été totalement séduite par l’atmosphère qui y régnait. À taille humaine, lumineux, intégrant des lieux de rassemblement intimes, propices aux lectures et aux échanges (on y proposait même des concerts), le Salon met les auteurs de l’avant. Pas besoin de feuilleter avec frénésie son guide de l’événement pour repérer une séance de signature; on se laisse happer par une couverture, un sourire, une conversation établie spontanément entre auteur et lecteur. Pas de décorum inutile, une simple volonté de partager un même amour de l’écrit. 

Vous pouvez lire le reste de mon éditorial et le numéro courant de La Recrue ici...

3 commentaires:

Montréalistement a dit…

Pour avoir vu le salon de Rimouski l'automne dernier, je peux dire la même chose. Tout à coup, un salon du livre devient autre chose qu'un vaste librairie trop achalandée...

Carine Kikine a dit…

Voilà qui me conviendrait bien mieux que le salon de Montréal

Lucie a dit…

No: on retrouve ici le sens de la lecture

Kikine: on ira ensemble l'année prochaine! :)