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dimanche 23 juin 2013

Chien de fusil

Elle était l'une des deux invitées de l'émission de juin réalisée en collaboration avec CKCU. 
Alexie Morin  signe un très beau premier recueil, dans lequel la nature, mais aussi l'exclusion jouent un rôle essentiel. On y entend les craquements des arbres, le tumulte des cours d'eau, le bouillonnement intérieur. Quelques citations en partage...

« Il attend des mots qui dépassent la pensée, l’assaillent et forcent leur chemin hors de lui, loin, en paroles si importantes qu’il se laisserait démembrer, arracher les doigts, les dents, sinon ça ne vaut pas le coup. »

« Nous volons. Notre ombre glisse sur la terre comme une coulée de lave. Notre ombre s’agrandit et recouvre la terre de sa guérison. Je regarde en même temps les arbres morts et les toitures trouées. Nous volons. Nous recouvrons le ciel d’amour et de mort. Sur la terre s’étend l’ombre de sa guérison. »

« Ça cesse comme ça a commencé. Je supporte un autre jour avec toi, mais je n'y arriverai plus très longtemps, on ne peut rester si près d'une telle magie sans se laisser contaminer, ça fait trop peur et je ne veux pas mourir. »

mercredi 9 janvier 2013

Entretien avec Marius Tremblay

Compositeur, romancier, peintre, poète, Marius Tremblay est de ceux qui refuse les étiquettes. En octobre, j'ai eu le plaisir de l'interviewer, dans le cadre d'une émission spéciale des Actualités littéraires sur CKCU, que je co-animais avec Hans G. Ruprecht.

Marius Tremblay évoque aussi bien son travail de compositeur - notamment son étonnant opéra La diva, la star et le politique - que son premier roman, un polar politique, À l'ombre de la colline, dont je lis d'ailleurs un extrait en ondes.

On peut entendre l'émission, diffusée le 1er janvier, d'une durée exceptionnelle de 42 minutes, en baladodiffusion, ici...


mardi 16 octobre 2012

Dany Leclair aux Actualités littéraires

Ce matin, je m'entretiens avec Dany Leclair, la toute première recrue du mois, sur les ondes de CKCU-FM, 93,5 à Ottawa. Lors d'un entretien intimiste, il évoquera notamment ses impressions de Recrue (vous aurez droit à certaines révélations-chocs), mais nous entretiendra aussi de son lien à la littérature québécoise (qu’il enseigne au Cégep), de sa routine d’écriture et, bien sûr, de son deuxième opus, Le Saint-Christophe, disponible en librarie ces jours-ci.

Vous pourrez suivre le tout à 9h05 en continu. Si vous êtes au bureau ou dans la voiture à cette heure-là, pas de souci. L'émission sera disponible en baladodiffusion dès ce soir ici.

mercredi 19 septembre 2012

En balado

Vous avez raté l'émission d'hier dans laquelle je m'entretenais avec Daniel Grenier, Stéphanie Pelletier et Karine Rosso? Pas de souci... Vous pouvez écouter le tout, jour ou nuit, ici ou là-bas, maintenant ou après-demain, en cliquant sur ce lien...

D'autres émissions d'Actualités littéraires sur CKCU sont également archivées là en tout temps. Je vous recommande particulièrement celle consacrée à Jean-Jacques Rousseau dont on célèbre en 2012 le 300e anniversaire de naissance.

mardi 1 septembre 2009

À CIBL ce soir...

Pour moi, la radio reste le médium le plus intime. Dans le confort ouaté d'un studio, l'animateur a l'impression de ne s'adresser qu'à un seul auditeur. Dans une auto, dans son salon, sur son ordinateur, l'auditeur reste persuadé qu'il est le seul à écouter l'animateur à cet instant précis. J'avais déjà fait de la radio à quelques reprises: trois ou quatre fois de façon promotionnelle (pour mousser un événement-bénéfice, alors que j'étais rédactrice adjointe à La Scena Musicale), une fois en tant que chroniqueuse invitée à la défunte émission Rayons du disque (quand Espace musique s'appelait encore la Chaîne culturelle et qu'on y présentait des émissions qui exigeaient un peu plus de l'auditeur mais fermons de suite cette parenthèse avant que je ne m'emballe).

Ce soir, on m'entendra dans un nouveau rôle, celui d'« invitée ». En effet, je me joins au tandem de la Schubertiade des temps modernes, Claudio à l'animation et Guillaume à l'improvisation piano, en tant que première invitée d'une nouvelle mouture de l'émission. Vous n'entendrez pas ma douce (!) voix en premier segment d'émission mais plutôt une silhouette musicale me représentant. En effet, à la demande de Claudio, qui souhaitait garder le suspense le plus longtemps possible sur mon identité (allez savoir pourquoi!), il a demandé à Guillaume d'offrir une improvisation qui permettrait d'esquisser certains traits de ma personnalité. Étranges émotions bien sûr de ma part à l'écoute de ce portrait qui se dessinait au gré de l'inspiration... et qui me ressemblait effectivement par plusieurs aspects. En deuxième et troisième partie d'émission, je lis deux textes, un sur l'automne et l'autre sur ma rencontre avec mon piano à queue, discute de musique classique et de Mozart en particulier avec Claudio. Guillaume commente en musique les divers propos, prolonge leur portée et nous permet de rebondir avec d'autres pistes de réflexion. Le dernier segment se veut beaucoup plus léger.

Je vous confie ici quelque chose. Je n'ai eu aucune difficulté à me glisser derrière le micro, à lire mes textes et à discuter musique. Par contre, quand j'ai dû répondre à des questions plus précises sur mon écriture de fiction, j'ai été un instant presque décontenancée. J'ai alors réalisé que, au final, la position d'intervieweur est certes plus confortable que celle d'interviewée! J'ai aussi eu une pensée pour cette amie qui, dans quelques semaines, aura à répondre à plusieurs questions, quand l'identité du lauréat du Prix Robert-Cliche 2009 sera connue...

Vous pouvez écouter l'émission en direct ici à partir de 23 h ce soir. Pour insomniaques québécois donc ou lève-tôt européens (de 5 h à 7 h mercredi matin). On m'a promis que l'émission serait déposée éventuellement sur Imeem pour pouvoir être entendue à une heure légèrement plus accessible.

jeudi 18 juin 2009

Schubertiade des temps modernes

Mise en contexte, mise en situation, mise en abîme: voilà ce que nous ont proposé hier soir les deux complices derrière La Schubertiade des temps modernes (diffusée à CIBL les jeudis au tournant de la nuit, de 23 h à 1 h) lors d'un concert-bénéfice qui permettait de mieux saisir la dynamique de cette émission bien particulière. À l'animation et à l'esquisse d'histoires impromptues, Claudio Pinto a su démontrer qu'il avait toutes les attitudes pour réagir au quart de tour. Au piano, Guillaume Martineau m'a convaincue, une fois de plus, de ses dons exceptionnels pour ce genre trop peu pratiqué de nos jours. Technique éblouissante, architecture sonore impressionnante qui permettait l'intégration de multiples voix intérieures, rythmique implacable, il a su captiver le public par sa musicalité, ses clins d'oeil au passé (Debussy, Stockhausen, modes antiques) ou au présent (éléments de jazz, quelques effluves qu'on aurait cru de Billy Joel, rythmes sud-américains, sonorités du monde arabe) et un souffle d'une rare puissance.

Après avoir élaboré sur la notion d'improvisation (part intégrante de la pratique musicale depuis les débuts de l'humanité ou presque), Guillaume Martineau a d'abord offert deux improvisations musicales. En deuxième partie de concert, on nous proposait une simulation d'émission. Après avoir demandé au public de suggérer un mot (« nuance »), il a dévoilé à Claudio Pinto quel serait le fil conducteur de l'histoire qu'il aurait à présenter, en quatre segments s'inspirant de ce qu'il entendrait, dans ce cas-ci « Bosendorfer » (comme le magnifique instrument sur lequel jouait le pianiste dans la chaleureuse salle de musique de chambre des JMC) mais avec la restriction expresse que le nom ne pouvait pas faire référence au piano. (Bosendorfer est devenu le chien de l'histoire.) Une première improvisation mi-poétique, mi-fiévreuse a permis à l'histoire de Joel, jeune homme de 14 ans qui s'ennuie de sa grande sœur J. et fervent amateur de l'émission Les envahisseurs, de s'esquisser. Près d'une heure plus tard, c'est avec une réelle émotion que nous avons pu connaître la conclusion de cette histoire improbable mais qui nous ressemblait tous un peu, l'épilogue se juxtaposant à un accompagnement musical subtil.

Bien sûr, les aléas d'improviser musique et mots en direct sont multiples (on a fait allusion au début du concert à une fosse aux lions) mais l'union entre les deux langages a semblé confondante d'évidence hier soir. Si vous le souhaitez, vous pourrez assister à l'enregistrement d'une des émissions au Upstairs le 1er juillet à partir de 20 h 30 et constater par vous-même la chimie assez saisissante entre les histoires de l'un et la musique de l'autre. En attendant, je vous invite à découvrir l'émission ce soir (diffusion en direct en ligne ici). Les émissions devraient également être bientôt disponibles en baladodiffusion pour ceux qui préfèrent improviser avec Morphée à cette heure un peu tardive.