La musique et l’écriture ont été de tout temps les deux pôles de la vie créatrice de l'auteure. Ce site se veut donc un hommage à la musique (particulièrement classique) et à la littérature, mais aussi au théâtre et aux autres manifestations artistiques.
jeudi 20 février 2014
100 caractères pour un cours d'espagnol?
Apprenez-en plus ici...
jeudi 1 novembre 2012
À la découverte du Québec: un nouveau challenge
On peut s'y inscrire en littérature (5 niveaux), culture québécoise (5 niveaux également) ou dans le combiné. Vous aurez sans doute déjà compris que j'ai choisi le combiné, visant le Patrick Senécal (plus haut niveau côté littérature (16 livres et plus) et le Xavier Dolan (13 à 16 articles) côté culture, simplement parce que le jeune cinéaste m'interpelle plus que le fondateur du Cirque du Soleil (niveau supérieur).
On peut encore s'inscrire ici...
samedi 18 août 2012
La vie culturelle des chefs
Quelques exemples?
Dernier livre lu. Jean Charest répond Robert Bourassa de Georges-Hébert Germain (il faut admettre qu'on l'avait vu venir, celle-là...), Jean-Marie Aussant préfère Love All the People, sur l'humoriste américain Bill Hicks (fierté nationale, bonjour), François Legault nous en met plein la vue avec Les mémoires d'Hadrien, le classique de Marguerite Yourcenar et Pauline Marois nous propose Profanation, un polar danois (c'est l'été, après tout). Seuls Françoise David et Amir Khadir ont lu canadien/québécois. La première a lu Dolce agonia de Nancy Huston et le second Rû de Kim Thuy.
Leur chanson de l'été. Pauline Marois propose un classique de Yann Perreau (qui date de 2009), Beau comme on s'aime, François Legault cite le hit d'Adele Rolling in the Deep, Françoise David parle de l'interprétation du mythique Hallelujah de Cohen par Rufus Wainwright au FIJM il y a quelques semaines et Jean-Martin Aussant n'hésite pas à proposer La tête haute, sa propre création (malaise ici quand même). Je n'oserai pas commenter la réponse du PM: « Il n'a pas beaucoup écouté la radio cet été et préfère ne pas se prononcer. »
Dernier concert ou spectacle qu'ils ont aimé. Je suis impressionnée ici: quatre des six nous parlent d'un concert classique, mais les souvenirs de certains (Jean Charest) restent imprécis: « Un concert de musique religieuse en avril dans la salle Bourgie du Musée des Beaux-Arts de Montréal) ». Une soirée exceptionnelle, à n'en point douter!
Un festival qu'ils fréquentent. Deux votes chacun pour les Francofolies (Pauline Marois et Françoise David) et le Festival de jazz (François Legault et Amir Khadir, qui se promet de découvrir « un jour » le festival western de Saint-Tite). Jean-Martin Aussant préfère le Festival Juste pour rire (et est fan de super-héros). La palme revient encore une fois à Jean Charest: « Il aime tous les festivals, en particulier ceux de la région de Québec, qui lui permettent d'aller à la rencontre des Québécois dans un contexte décontracté et champêtre ».
Un artiste inspirant. Trois votes sur six pour Robert Lepage. Un bon point pour François Legault ici: « Le pianiste Alain Lefèvre pour son talent et son engagement auprès des jeunes dans les écoles. »
Dernière question, peut-être la plus importante: leur priorité en culture s'ils sont élus. Trois visent une approche pédagogique qui visent à initier de façon plus soutenue les enfants à la culture (chapeau!): François Legault, Françoise David et Jean-Martin Aussant. Deux privilégient le soutien aux créateurs d'ici : Pauline Marois et Amir Khadir. Jean Charest vise le rayonnement international.
Vous me direz que c'est bien beau le commentaire politique, mais qu'aurais-je répondu à ces questions, à cet instant précis. Je reprends donc à mon compte les neuf premières questions, car je n'ai aucune intention de me présenter en politique. On m'a suffisamment reproché au cours de ma vie de ne pas être « diplomate » (j'ai dû rater le cours « palabres et circonvolutions » à l'université) pour que je comprenne bien le message.
samedi 26 février 2011
Nuit blanche
Les détails sont ici...
vendredi 10 octobre 2008
Art-Peur
dimanche 21 septembre 2008
Nebbia
samedi 20 septembre 2008
Rire ou délire dans le culturel
jeudi 28 août 2008
Art-peur
Le secteur culturel représente une part importante de l’économie, excédant 46 milliards de dollars et, en
On peut lire ici l'article consacré à la couverture de l'événement.
Nathalie Petrowski en tire aussi son billet du jour ici: « À soir, on débarque Art-Peur »...
Le site de la Coalition canadienne des arts...
samedi 12 juillet 2008
Sophie Calle: Prenez soin de vous

DHC/ART Fondation pour l’art contemporain, un nouvel espace d’exposition situé dans un édifice historique rénové, au cœur du Vieux-Montréal, a été inauguré à l’automne 2007. La fondation frappe très fort cette fois, en présentant, jusqu'au 19 octobre, l'encensée exposition (installation? collaboration? work in progress?) « Prenez soin de vous » de l'artiste française Sophie Calle. À l’origine produite pour le Pavillon français de la Biennale de Venise 2007, l’installation a été présentée ce printemps à Paris et avait suscité une vague d'enthousiasme, notamment sur plusieurs blogues amis. (J'étais d'ailleurs bien triste d'arriver sur les lieux quelques jours à peine après la fin de l'expo, ignorant alors les textes, photos et vidéos feraient le voyage transatlantique dans des boîtes rembourrées vers Montréal alors que je m'envolais vers Paris. Le hasard est parfois très bien fait...)
Au cœur de ce projet en apparence extravagant: un courriel de rupture d'un amant, reçu par l'artiste sur son cellulaire (la technologie n'a plus de limite!), à la dernière phrase particulièrement lapidaire: « Prenez soin de vous ». Sophie Calle qui puise essentiellement dans son vécu les prémices de toute sa démarche artistique (elle a déjà traité de deux précédentes ruptures), décide de prendre ces mots au pied de la lettre. Elle explique sa démarche ainsi: « J'ai reçu un mail de rupture. Je n’ai pas su répondre. C’était comme s’il ne m’était pas destiné. Il se terminait par les mots : Prenez soin de vous. J’ai pris cette recommandation au pied de la lettre. J’ai demandé à 107 femmes, choisies pour leur métier, d’interpréter la lettre sous un angle professionnel. L’analyser, la commenter, la jouer, la danser, la chanter. La disséquer. L’épuiser. Comprendre pour moi. Répondre à ma place. Une façon de prendre le temps de rompre. À mon rhythme. Prendre soin de moi. »À travers textes parfois presque surréalistes, photos saisissantes, films, Sophie Calle cède la parole à des femmes de toutes professions, qui dénatureront puis incarneront, selon leur champ de spécialisation, leur vécu, la lettre en question. S'y frottent par exemple une comptable (loufoque bilan actif/passif de la relation à travers les termes de la lettre), une normalienne (un texte d'une densité remarquable mais d'une grande pertinence cependant), deux exégètes talmudiques (une analyse proprement fascinante), une policière (on se croirait plongés dans un polar), une éditrice de journal (qui explique pourquoi la lettre est « impubliable », puisque personne n'a été tué, que la personne qui l'a reçue n'est finalement pas si célèbre que cela, qu'elle ne peut être reprise dans le courrier des lecteurs et qu'elle ne dénote donc aucun intérêt et se retrouvera à la poubelle), une graphiste (magnifique détournement de l'objet), une publicitaire (trois déclinaisons punch), une spécialiste d'ikebana (un arrangement floral d'une grande poésie), une spécialiste en étiquette (et comtesse)... Deux traductrices s'y frottent également (une vers l'anglais, l'autre une latiniste) et c'est absolument saisissant de lire leurs commentaires insérés ici et là dans le texte quant aux difficultés rencontrées lors de la réalisation de la traduction. La réviseure s'en donne à-cœur-joie (et nous aussi!) en surlignant en couleurs les multiples répétitions des termes, en encerclant les erreurs syntaxiques (une des phrases est particulièrement boiteuse, il est vrai), émettant quelques « réserves » (hum!) sur le style de l'auteur.
On a ainsi droit à 107 déclinaisons, détournements de la lettre qui deviennent autant de pistes potentielles de détachement pour Calle. Si on pourrait craindre la surenchère, il n'en est pourtant rien. L'exposition est présentée dans des salles sur quatre niveaux, suffisamment intimes pour qu'on ressente la chaleur des lieux et suffisamment vastes pour qu'on puisse circuler de façon libre entre les divers éléments de l'installation tandis que les vidéos sont présentés dans un autre édifice (également rue Saint-Jean). Dans des conditions idéales (c'était le cas cette semaine puisque nous étions très peu sur les lieux, un après-midi de semaine plutôt maussade, de plus lors de la première semaine de l'expo), on peut s'y plonger pendant des heures. (J'ai passé deux heures et demie sur les lieux avec une amie et nous nous promettons toutes deux de revivre l'expérience au moins une autre fois. En plus, comme l'expo est gratuite, pourquoi se priver?) Certains points de vue sont profondément émouvants (la réflexion de la spécialiste des droits de la femme de l'ONU ou la lettre de la mère de l'artiste, par exemple, qui se conclut sur une phrase l'invitant à se servir du matériau pour en tirer une œuvre!). D'autres sont franchement ludiques et déclenchent un rire contagieux. Comment oublier le vidéo du perroquet qui déchiquette la lettre et l'avale, cette clown qui « commente » la lettre ou cette actrice italienne qui transforme la lecture de la lettre en un numéro d'un comique consommé!
Si, à un moment, on n'en peut presque plus de disséquer la lettre sous ses multiples angles (un processus très proche de celui privilégié quand on retourne dans tous les sens les termes d'une rupture, vous reconnaîtrez ici l'astuce de la chose), on finit par se l'approprier, par se laisser toucher par la poésie qui se dégage des objets, par être happé par les choix de chacune. Si ce projet semble à la base terriblement narcissique, au fil de ses circonvolutions il devient universel parce qu'il nous rejoint tous, dans un lieu intime qu'on ne visite qu'à l'occasion, histoire de ne pas réveiller les vieux démons ou raviver les vieilles blessures. Amour, désir, perte, abandon, sont des termes qui ne peuvent que résonner profondément en nous. Ici encore, comme dans plusieurs de ses œuvres antérieures (que j'avoue ne pas encore connaître mais, dès mon retour, je me suis mise à faire des recherches Internet intensives sur le sujet), Sophie Calle réussit magistralement à redessiner les frontières parfois bien floues entre vie privée et vie publique.
- On peut voir ici deux vidéos de l'expo parisienne (les lieux n'ont rien à voir avec ceux de DHC/ART) sur le site de Louis Roederer, partenaire de l'événement en France. En cliquant sur le mot « femmes », vous avez aussi accès à certaines photos de l'expo.
- On peut aussi consulter le site de DHC/ART (on offre notamment des visites commentées gratuitement! Vive le mécénat!) Heures d’ouverture : mercredi au vendredi de 12 h à 19 h, samedi et dimanche de 11 h à 18 h – Entrée libre. 451 et 468, rue St-Jean (angle Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal).
- Pour la petite histoire, Sophie Calle parle toujours à cet homme, le fameux X qui, peut-être bien consciemment, lui a offert un finalement plutôt somptueux cadeau de rupture, se doutant peut-être que l'objet pourrait très bien servir d'inspiration à un projet de l'artiste.
- Pour les littéraires, fanas de Paul Auster (comme moi), le personnage de Maria dans Leviathan est inspiré de Sophie Calle. Ils ont ensuite collaboré à un fascinant projet. À découvrir ici...
- Une entrevue avec Sophie Calle dans le Voir de cette semaine...
samedi 7 juin 2008
Musée plein air de Lachine
Comme dernière activité de mon cours de culture générale, j'ai donc décidé d'organiser un rallye sculpture au Parc René-Lévesque. Le canal Lachine est un lieu magnifique qui nous plonge instantanément dans un autre état d'esprit. Qu'on y circule le dimanche après-midi (en compagnie de nombreux promeneurs, à pied, à vélo ou en patins à roues alignés) ou en semaine, on y posera forcément un autre regard. J'ai d'abord commencé par m'approprier les parcs riverains, pensant y rencontrer une sculpture aux 100 mètres. Euh... c'était plutôt une sculpture au kilomètre, ce qui rend la promenade un peu longue quand on n'est pas à vélo et qu'on compte sur notre chance pour dénicher des sculptures. J'ai fini par réaliser que le gros des installations était en fait présenté au Parc René-Lévesque, une langue de terre
sise au milieu du canal (on peut donc, en regardant des deux côtés, contempler les rives du canal en alternance). Et là, effectivement, on rencontre une sculpture aux 50 ou 100 mètres.Un écriteau informatif, traitant de l'artiste et de l'œuvre, nous éclaire sur chacune des installations sélectionnées. Certaines se veulent franchement ludiques (Détour: le grand jardin de Michel Goulet ou Le déjeuner sur l'herbe de Dominique Rolland, par exemple, qui met en espace bouteille de vin, soulier, nappe, fromage, baguette, balle et chien, mais de façon un peu disproportionné, un peu comme si on se retrouvait dans Alice au pays des merveilles), d'autres plus édifiantes (L'Hommage à René Lévesque de Robert Roussil par exemple, voir photo). Certaines touchent à un niveau purement émotif, tel The Passing Song de Catherine Widgery, qui met en espace le souffle de vent qui quitte le corps des défunts selon les légendes Cherokee. Peu importe comment on décide de l'apprivoiser, le parcours nous habite et on n'a de cesse que d'y retourner une deuxième fois. Au centre du parc, on retrouve aussi un charmant arboretum dans lequel les oiseaux s'en donnent à coeur joie, chaque arbre ayant été offert par une famille ou un groupe d'individus. Un lieu à s'approprier, à quelques minutes à peine du centre-ville, qui nous rappelle que les Montréalais sont des insulaires et qui donne vaguement l'impression de faire l'école buissonnière...
jeudi 17 janvier 2008
Tous pour l'art
Puisque nous étions sur place, nous en avons profité pour visiter l'exposition Tous pour l'art (entrée libre, jusqu'au 24 février), qui présente des oeuvres de collectionneurs privés montréalais, une exposition vraiment intéressante qui comprend aussi bien des toiles ou des gravures anciennes que des objets d'art (les théières de Mme Birks sont délirantes de créativité... je les aurais toutes intégrées dans ma collection personnelle, si j'en avais eu une!) et des oeuvres d'artistes majeurs tels Tiepolo (deux dessins magnifiques, qui m'ont donné la nostalgie de Venise), Picasso (plusieurs dessins fort intéressants), Renoir (un portrait sublime d'enfant), Van Gogh, Gauguin, Monet (de grand format... j'ose à peine imaginer la valeur marchande), Warhol, Borduas, Riopelle...
L'exposition m'a aussi permis de découvrir des oeuvres d'artistes contemporains que je ne connaissais pas mais dont le travail m'a immédiatement interpellée. Je pense ici à une oeuvre d'Edward Pien, toute en papier découpé, saisissante d'intensité, à Tragédie de Jean Dallaire (qui a laissé mon amie de glace), à une photo d'Edward Burtynsky (son travail est saisissant), à Capillaires de Nicolas Baier qui m'a aussitôt fait penser aux arbres de tidoigts. Nous nous sommes aussi arrêtées dans la galerie d'art contemporain et, outre quelques lumineux Riopelle et le fameux Dryden de Lemoyne, je me suis arrêté devant une toile hyperréaliste de Gerhard Richter, probablement de la même série que celle-ci, qu'on peut voir au Metropolitan Museum de New York. N'hésitez pas à vous approprier l'exposition, vous aussi!
mardi 2 octobre 2007
Centenaire de naissance de Frida Kahlo

mardi 25 septembre 2007
Un autre disparu

samedi 7 juillet 2007
Ensemble et c'est tout
Je suis allée voir le film tiré du livre il y a quelques jours, avec cette même amie (juste retour des choses). Même si j'avais oublié quelques éléments narratifs depuis le temps (je ne me souvenais plus par exemple que Frank et Camille devenaient amants), dès les premiers instants, je me suis sentie plonger dans l'univers du roman, avec une rare efficacité. Les acteurs ont collaboré au projet avec une évidente complicité et un touchant professionalisme. Aucun n'a tenté de tirer la couverture pour se mettre en valeur, choisissant de se fondre dans cette histoire qui, au fond, ressemble à tant d'autres mais qui, en étant narrée de si brillante façon, devient une fable d'espoir. L'intensité du Frank de Guillaume Canet est renversante, la fragilité de la Camille d'Audrey Tautou attachante, le Philibert de Laurent Stocker, personnage si improbable, absolument craquant. La Paulette de Françoise Bertin nous interroge en passant sur le temps qui passe, trop vite, trop brutal (cette scène, magnifique, où Camille la baigne mais surtout, celle, sublime, où elle la peint, à peine vêtue d'un peignoir négligeamment ouvert). À s'approprier, qu'on ait lu ou non le livre.
Ici, l'avis d'Éric Simard, qui a vu le film le même jour que moi...
L'avis de Venise...