dimanche 31 juillet 2011

Lu... si

Et non, je n'essaie même pas de faire un jeu de mots avec mon prénom, mais plutôt souhaite relayer l'appel à textes courts (500 mots) de la nouvelle revue consacrée au court (même très court), initiée par Caro_Carito. J'ai eu le plaisir d'assister à la première réunion officielle de l'association il y a quelques semaines et ai hâte de voir comment cette aventure se développera.

Vous avez un peu de temps dans les prochaines semaines pour écrire? Pourquoi ne pas transmettre un texte sur la pomme (dans tous ses états) ou libre. Tous les détails sont ici... (Et non, la mascotte, même si fort charmante, ne me ressemble pas...)

samedi 30 juillet 2011

L'Olympe des infortunes

Parce qu'on les oublie trop souvent, qu'on choisit de fermer les yeux pour ne pas avoir à vivre avec leur souffrance, Yasmina Khadra a décidé de se pencher sur les oubliés, ces sans-abri qui habitent en marge, qui ont été rejetés par la société, qui ne savent plus, qui ne peuvent plus bien souvent la réintégrer. Troublante excursion de l'autre côté du miroir.

« Ah! Mimosa. Quelle énigme! Nul n’est en mesure de confirmer s’il était le compagnon, le père, le frère ou le fils de Mama. Ce que l’on sait de lui est strictement ce que l’on voit : un reliquat existentiel insoluble; un produit social non identifiable, sans traçabilité ni mode d’emploi; un être tombé au rebut, livré à la tyrannie des jours et à la décomposition éthylique. Petit, déshydraté, le teint terreux et l’œil opaque, il doit peser une quarantaine de kilos, toutes tares comprises. Pas un chicot dans la bouche, pas d’ongles à ses doigts, le visage tailladé par l’usure des peines perdues – bref, une épave à la dérive indissociable des désolations ambiantes. »

(Yasmina Khadra, L'Olympe des infortunes)

jeudi 28 juillet 2011

Jazzman

Je n'ai pas pu résister à l'envie de glisser quelques livres « musicaux » (après tout, il ne faut pas oublier le challenge « Des notes et des mots », même en vacances!). J'ai d'abord lu Jazzman de Stanley Péan, entre essai et journal, dans lequel l'auteur parle de ses coups de cœur (d'emblée, on découvre qu'il adore la trompette et est un fan fini de Miles Davis) tout en évoquant certains sous-genres (jazz vocal, musiciens haïtiens, scène européenne, etc.) et y glissant ici et là quelques souvenirs. Je retiendrai par exemple particulièrement les chapitres traitant du concert à Saarbrücken du quartette de Joris Teepe (qui comprend ce soir-là Don Braden, Cecil Brooks III et Darrel Grant), d'une certaine soirée magique à Londres ou encore des pages dédiées à Chet Baker.

Si on a parfois droit à certaines redites (certains textes ayant été publiés indépendamment) et qu'on pourrait vivre sans le surlignement des coups de gueule de Péan, on plonge volontiers dans cet univers black and blue, les yeux mais surtout les oreilles grandes ouvertes, grâce à des listes de suggestions musicales qui accompagnent chaque section. Un livre qui ne retournera pas dans ma bibliothèque tant que je n'aurai pas épuisé les titres qui m'ont échappé jusqu'ici.

Merci à Catherine qui m'avait offert ce livre lors du swap musique et littérature!

mardi 26 juillet 2011

Me revoici

Quelques instants en courant, avant de me replonger dans le boulot. Je vous reviens dans les prochains jours pour vous parler de quelques lectures, mais sinon, un simple constat: la plage, c'est chouette, mais les villes et les musées, c'est mieux! J'ai adoré retrouver Philadelphie, que j'ai hantée pendant trois ans, peut-être la seule ville américaine dans laquelle je considérerais m'installer, parce qu'elle déborde d'histoire, d'art, de musique et de théâtre et qu'elle reste de taille humaine. Il y aussi eu New York qui, déjà, à la deuxième rencontre, m'a paru beaucoup plus accessible. Je n'y déménagerais pas, certes, mais je sais que j'y retournerai, histoire d'apprivoiser ses musées (magnifique MoMA et sublime expo Alexander McQueen au Metropolitan), de mieux cerner les différentes personnalités de ses quartiers et puis, il faudra bien que je finisse par y entendre de la musique (et ce, même si le New York Phil sera en tournée à Montréal la saison prochaine)... et je ne parle pas du Big Piano chez FAO Schwartz. (Pour la petite histoire, juste avant que les demoiselles n'interprètent le thème du Rondo alla turca, elles ont demandé s'il y avait des fans de Mozart dans la salle et j'ai levé la main fièrement.)

Je me suis volontairement tenue en retrait des nouvelles, tant internationales que musicales. (Je rattrape le temps perdu en avalant les articles sur la polémique du Festival Verbier et les pré et post-papiers au sujet du passage du Philadelphia Orchestra au Festival Lanaudière.) J'ai bien sûr été atterrée par l'attentat en Norvège et reste renversée par l'onde de paix qui se dégage néanmoins des habitants, quelques jours après la tragédie. Sur une note plus positive, j'étais ravie d'être à New York dimanche, alors que l'état devenait le sixième à permettre les mariages homosexuels. Il y avait quelque chose de très émouvant à imaginer ces centaines de couples se massant à l'hôtel de ville, histoire de légaliser leur union.

lundi 25 juillet 2011

Twist and shout

Parce que cette chanson met automatiquement le sourire aux lèvres et vous donne envie de vous déhancher et parce que, l'air de rien, John Hugues mettait déjà en scène en 1986 des flashmobs...

samedi 23 juillet 2011

Classiques du cinéma des années 1980

Vous pensez bien connaître vos classiques, côté blockbusters et pouvez citer de larges passages de Flashdance, ET ou Risky Business avec un petit verre dans le nez? Vous saisirez alors peut-être les clins d’œil qu'Atomic Tom fait au genre dans cette relecture de Don't you want me baby de Human League. Délicieusement irrévérencieux!

vendredi 22 juillet 2011

Les dessous des concours

Utilisation là aussi de la technologie vidéo du iPhone, mais c'est surtout le propos qui est intéressant. En effet, l'un des candidats de la dernière édition du Concours Masters Rubinstein qui se tenait à Tel-Aviv en mai (et qui a couronné Daniil Trifonov, lauréat du Tchaïkovski) nous propose un vidéo assez irrévérencieux des dessous du concours international.

Je vous offre le premier des six segments mais vous invite à découvrir les autres.