samedi 25 septembre 2010

Swap musique et littérature: des précisions

Les questions fusent, ici, là, dans ma boîte de courriels, dans les commentaires. Je tente donc de clarifier le principe de ce swap et de rassurer aussi quelques-unes qui craignent que leur culture musicale ne soit pas suffisante.

D'abord, le principe d'un swap, puisque plusieurs semble-t-il en sont à leurs premières armes dans le domaine. (Pour les pros, sautez deux paragraphes.) On parle ici d'un échange de paquets (comprenant un certain nombre d'articles sur un thème donné, ici musique et littérature) entre blogueuses qui peuvent - ou non - se connaître. Après la clôture des inscriptions (vous avez encore un peu plus d'une semaine pour le faire, en laissant un commentaire et en m'envoyant un courriel), je transmettrai à tous les participants un questionnaire. Dans celui-ci, vous pourrez partager vos goûts, tant musicaux que littéraires.

Rassurez-vous, vous n'avez pas besoin de connaître l'intégrale des symphonies de Beethoven (je n'en peux plus de les entendre de toute façon!) ou la Tétralogie de Wagner (mal de tête!) pour participer. Vous pouvez tout aussi bien être fan de pop américaine, de chanson française ou de jazz expérimental. Quand vous aurez rempli le dit questionnaire, je le transmettrai à votre swappeuse (percevez-la comme une fée marraine nouveau genre) et, de même, vous recevrez celui de votre swappée. Libre à vous après de lui faire plaisir en lui offrant une photo dédicacée du chanteur qui fait follement battre son petit cœur ou d'être plus créative et de faire certaines associations.  Par exemple, si je vous révèle mon amour pour Mozart (pas une bien grande révélation, le deuxième billet de ce blogue en traitait déjà!), vous n'avez pas besoin de vous ruiner avec l'intégrale des 41 symphonies ou en achetant le livre de référence rédigé par Brigitte Massin! Le DVD du film Amadeus ferait tout aussi bien l'affaire (parce que, incroyable mais vrai, je n'ai jamais revu ce film dans son entier en 20 ans!) ou, pourquoi pas, une paire de chaussettes à son effigie. (Je fais de la projection totale ici...) Celles qui auraient peur de me piger car je « connais tout », ben non, c'est pas vrai. À chaque jour, je découvre de nouveaux compositeurs, chanteurs, jazzmen... et j'adore ça! (Hier, c'était Agnès Obel...) Vous ai-je perdus dans mes explications ou est-ce plus clair?

Je rappelle maintenant les détails techniques.

Le contenu du paquet

  • 1 ou 2 livres et/ou 1 CD et/ou 1 DVD (ceux et celles qui, comme moi, adorent les comédies musicales, ne se plaindront pas)
  • 1 coup de cœur musical et/ou littéraire (un disque de Leonard Cohen pourrait certes entrer dans ces deux catégories à la fois par exemple) qui vous représente, vous, et que vous voudriez faire partager à votre swappée. Ce peut être aussi bien un livre qu'un calepin avec une citation qui vous parle tout particulièrement ou une photo de votre artiste préféré... Soyez créatifs!
  • Une (quelques) gourmandise(s) parce qu'il ne faut pas uniquement nourrir l'esprit mais le corps aussi, c'est bien connu.
Les dates du swap
  • Inscriptions: jusqu'au 4 octobre
  • Envoi des questionnaires: 6 ou 7 octobre
  • Date limite pour répondre au questionnaire: 18 octobre
  • Réception du questionnaire de votre swappé(e):  entre le 20 et le 22 octobre
  • Envoi des colis: entre le 10 et le 15 novembre (selon la rapidité des Postes dans votre pays respectif)
  • Publication des billets: 22 novembre, jour de la fête de Sainte-Cécile, patronne des musiciens
J'hébergerai ici sans hésitation le billet de ceux et celles sans blogue fixe qui souhaiteraient vouloir y participer.

Une liste (non exhaustive) de livres traitant de musique (non biographiques) est proposée ici...

Les inscrites à ce jour...

Du Québec: Lucie -  Liceal - Kikine - aBeiLLe- Catherine -
En Europe: Margotte - Gwenn - Patacaisse - Caro_Carito - Sarawasti - Kloelle - Nahe -Tania (SBF, flûtiste) -

jeudi 23 septembre 2010

Trilogia della villeggiatura

Vous aimez le théâtre italien et n'avez pas peur d'attraper un torticolis à tenter de suivre surtitres et jeu d'acteurs? Courez voir la Trilogia della villeggiatura de Carlo Goldoni au Théâtre Maisonneuve d'ici dimanche, coproduction du Teatri Uniti de Naples et du Piccolo Teatro de Milan. Dans une adaptation fluide et une mise en scène de Toni Servillo d'une grande subtilité qui n'exclut pas quelques délicieux cabotinages (notamment de Servillo qui habite avec une remarquable aisance le rôle de Ferdinando, parasite qui séduit la tante veuve et fait rigoler la galerie), on plonge sans hésiter dans ce triptyque qui trace le portrait d'une certaine société oisive, qui n'hésite pas à s'endetter de façon démesurée pour s'accorder des vacances « reposantes » à la campagne, comprenant soupers interminables, jeux de cartes, sorties au café, conversations vides et amourettes sans conséquence, portrait de société remarquablement achevé d'un Goldoni au sommet de ses moyens.

Anna della Rosa offre une Giacinta sobre et convaincante, dévorée par son amour pour le beau Guglielmo (Tommaso Ragno, qui magnifie la profondeur de sa voix et accentue le côté mélancolique du personnage avec brio) qui, pourtant, privilégiera le devoir et épousera, tel qu'entendu, un Leonardo ruiné (Andrea Renzi, qui aborde avec autant d'aisance le registre colérique que désemparé). Les rôles secondaires sont tous campés avec une maîtrise remarquable, de Tognino (l'idiot du village, jouissif, joué par Marco d'Amore) aux serviteurs affolés (part, part pas?) à la pauvre Vittoria (Eva Cambiale), moins sotte qu'il n'y parait d'abord, qui épousera un Guglielmo désabusé.

À la sortie du spectacle, outre la virtuosité de l'interprétation et la magnificence d'une scénographie dépouillée mais efficace, une chose frappe: la pertinence d'un texte écrit en 1761 et qui ne semble pas avoir pris une ride. Nous connaissons tous des gens qui misent avant tout sur le paraître et sont prêts à s'endetter pour s'offrir un voyage ou camoufler un certain vague à l'âme. Et Giacinta n'est certes pas la seule à se marier par devoir - ou pour faire taire la passion qui la ronge - alors que Leonardo n'espère au fond qu'être tiré d'embarras en profitant de sa dot. Troublant d'actualité...

Deux extraits... Le premier, au début de la deuxième des trois pièces, L'Avventure della villegiatura, qui offre une bonne idée de la présence de Toni Servillo sur scène.



Le second, juste avant le retour en ville, alors que les deux amoureux admettent leurs sentiments, en sachant très bien que ce sera peut-être bien la seule et unique fois.

mercredi 22 septembre 2010

Van Gogh en musique

Pour le plaisir des yeux et des oreilles, van Gogh sur fond sonore de Grieg...

lundi 20 septembre 2010

Une vie à aimer

Au lancement du livre mardi dernier, j'avais averti l'auteur que je ne parlerais pas de ce livre, ayant eu le privilège d'avoir lu de façon critique une copie de travail il y a quelques mois. Je ne pensais pas y replonger illico, me rappelant parfaitement l'articulation du récit, les personnages évoqués... et puis j'ai craqué. Dans le métro, au retour, j'avais repris les premières pages et étais déjà envoûtée par le dernier passage sur lequel j'avais eu le temps de jeter les yeux.
« C'est lorsqu'elle dort qu'une femme est la plus belle, plongée dans ses mystères et ses secrets. Son visage sans fard s'offre, libre de petites tricheries, révèle sa beauté intérieure. Les paupières fermées, gonflées par le sommeil, une nouvelle personne apparaît comme un dessin tracé à l'encre invisible. Endormie, elle retourne à ce qu'elle était enfant et à ce qu'il en reste. » (p. 21)

Et puis, hier, comme il faisait si beau, je me suis installée au jardin, le livre à la main, et suis passée au travers en un après-midi. À travers son narrateur Marc-Antoine, prisonnier de son corps depuis un accident qui l'a fauché en pleine cinquantaine, Michel Jean pose un regard d'une délicieuse tendresse sur les femmes, la femme. Il nous rappelle surtout que ce qui nous reste en fin de parcours n'est pas tant la réussite professionnelle, les louanges, une résidence somptueuse ou même le dépassement des limites que les liens établis au fil des ans. Un très agréable moment de lecture.

dimanche 19 septembre 2010

Les Oscars... en différé

Je l'admets, je ne suis pas très cinéma et préfère de façon générale aller au théâtre, à l'opéra, au ballet ou au concert plutôt que de fréquenter les salles sombres. À l'occasion, je fais exception - souvent quand ce sont des films musicaux, surprise dans la foule - comme avec Le Concert, par exemple, que j'avais beaucoup aimé. Je prévois par contre une très prochaine visite en salle car j'irai certainement voir Incendies, d'après la pièce de Wadji Mouawad, que j'avais adoré (vu et lu). Mais, parfois, aussi, je fais du cinéma « de rattrapage », comme ce fut le cas les deux derniers soirs.

J'ai particulièrement apprécié Shutter Island, que je n'avais pas lu mais qui me donne le goût de découvrir l'auteur plus avant. J'ai aimé cette atmosphère sombre et lumineuse à la fois, cette narration alambiquée, ce double regard constant du réalisateur et des acteurs (j'ai d'ailleurs apprécié les extras qui traitaient du tournage du film) et, oui, il fallait le mentionner, la façon dont la trame sonore, en fait un collage de musiques de Mahler (magnifique mouvement de Quatuor avec piano, œuvre de jeunesse que je ne connaissais pas et que je vous mets ici en lien), John Adams, Ligeti, Penderecki ou Max Richter.



Dans un tout autre registre, j'ai également vu Precious, pas un grand film au niveau cinématographique mais, ciel!, quelle histoire horrible parce que tellement plausible, portrait de la misère humaine à son plus bas dénominateur et, histoire de me remonter le moral après, Up in the air, avec, oui, le beau George Clooney, dans un film charmant, qui suscite quand même la réflexion (comme Juno, film précédent du réalisateur Jason Reitman). Histoire de me sentir « à date » (façon de parler, les Oscars ayant quand même été décernés il y a six mois déjà!), il me reste à visionner The Hurt Locker... mais il y a aussi des livres à lire, du temps à trouver pour m'assoir au piano...

vendredi 17 septembre 2010

Swap musique et littérature

Certaines d'entre vous s'impatientaient légèrement (n'est-ce pas, Margotte?), alors, voilà, je le lance officiellement aujourd'hui: le swap musique et littérature. Pourquoi musique et littérature? Si vous êtes en train de lire ces modestes pages, la réponse semble évidente, non? L'une autant que l'autre ont toujours fait partie de ma vie, peut-être bien parce que j'ai appris à lire les lettres et les portées la même année, allez donc savoir. Alors, je me suis dit que ce serait sympa de pouvoir unir les deux dans un swap.

Le contenu du swap sera le suivant (évidemment, j'émets ici de simples idées directrices, je n'ai pas un ego de chef d'orchestre, moi, je ne suis que pianiste!)

  • 1 ou 2 livres (une liste de titres vous est fournie plus bas, n'hésitez pas à y intégrer d'autres suggestions) et/ou 1 CD et/ou 1 DVD (ceux et celles qui, comme moi, adorent les comédies musicales, ne se plaindront pas)
  • 1 coup de cœur musical et/ou littéraire (un disque de Leonard Cohen pourrait certes entrer dans ces deux catégories à la fois par exemple) qui vous représente, vous, et que vous voudriez faire partager à votre swappée. Ce peut être aussi bien un livre qu'un calepin avec une citation qui vous parle tout particulièrement ou une photo de votre artiste préféré... Soyez créatifs!
  • Une (quelques) gourmandise(s) parce qu'il ne faut pas uniquement nourrir l'esprit mais le corps aussi, c'est bien connu.
Les dates du swap maintenant: 
  • Inscriptions: jusqu'au 4 octobre
  • Envoi des questionnaires: 6 ou 7 octobre
  • Date limite pour répondre au questionnaire: 18 octobre
  • Réception du questionnaire de votre swappé(e):  entre le 20 et le 22 octobre
  • Envoi des colis: entre le 10 et le 15 novembre (selon la rapidité des Postes dans votre pays respectif)
  • Publication des billets: 22 novembre, jour de la fête de Sainte-Cécile, patronne des musiciens
J'hébergerai ici sans hésitation le billet de ceux et celles sans blogue fixe qui souhaiteraient vouloir y participer.

Vous pouvez vous inscrire en laissant un commentaire sur ce billet mais prière aussi de m'envoyer un courriel ici... pour que je puisse vous transmettre le questionnaire  dans quelques semaines!
N'hésitez pas à relayer l'information sur vos blogues respectifs, bien sûr! :)
Merci de me préciser si vous ne souhaitez pas envoyer de paquet à l'étranger (les tarifs Québec-Europe peuvent être parfois assez prohibitifs, fort malheureusement...)

Au plaisir de vous compter parmi nous!

Inscriptions confirmées:

Lucie -  Liceal - Kikine - aBeiLLe 
Margotte - Gwenn - Patacaisse -

Quelques suggestions de livres pour vous inspirer (cette liste n'est en rien exhaustive, bien évidemment)...

Roman

Maria Angel Aglada, Le violon d’Auschwitz
Alessandro Barrico, Novecento, pianiste
Claude Beausoleil, Black Billie
Ketil Bjornstad, La société des jeunes pianistes
Ketil Bjornstad, L’appel de la rivière
André Brink, Appassionata
Arièle Butaux, Violon amer
Christine Devars, Le piano désaccordé
Jean Diwo, Les violons du roi
Christiane Duchesne, L’île au piano
Maxence Fermine, Le violon noir
Timothy Findley, La fille de l’homme au piano
Alain Fleischer, La hache et le violon
Steven Galloway, Le violoncelliste de Sarajevo
Nicolas Gilbert, Le récital
Nicolas Gilbert, Le joueur de triangle
Valentine Goby, La corde sensible
Jules Grasset, Les violons du diable
Peter Hoeg, La petite fille silencieuse
Nancy Huston, Prodige
Nancy Huston, Les variations Goldberg
Selma Lagerlof, Le violon du fou
Janice Y K Lee, Le professeur de piano
Francis Malka, Le violoncelliste sourd
Réal Larochelle, Lenny Bernstein au Parc Lafontaine
Robert Marcel Lepage, Le piano de neige
Tomas Eloy Martinez, Le chanteur de tango
Daniel Mason, L’accordeur de piano
Pascal Mercier, L’accordeur de pianos
Pascal Mercier, Léa
Anna Moi, Violon
Marc Ory, Zanipolo 
Yoko Ogawa, Les tendres plaintes
Éloi Paré, Sonate en fou mineur
Jose Luis Peixote, Le cimetière de pianos
Richard Powers, Le temps où nous chantions
Yann Queffélec, Le piano de ma mère
Anne Rice, Le violon
Anne Rice, La voix des anges
Horatio Salas, Le tango
Vikram Seth, Quatuor
Ayelet Shamir, Un piano en hiver
Igal Shamir, Le violon d’Hitler
Joel Schmidt, La vengeance du piano
Stendhal, Lettres sur Haydn, de Mozart et de Métastase
Anne H Tallec, Le maître et le violoncelle
Jules Verne, M. Ré dièse et Mlle Mi bémol
Gabrielle Vincent, Le violoniste

BD

Louis Joos, Un piano
Philemon, Piano sauvage
Tommy Redolfi, Le violon de Crémone

Jeunesse
Enid Blyton, Le violon du Clan des Sept
Paul-Jacques Bonzon, Les six compagnons et le piano à queue
Maurine F Dahlberg, Le maître de piano
Marie Saint-Dizier, Ne jouez pas sur mon piano
Sonia Sarfati, Piano, tricot et jeux vidéo
Olivier Silloray, Le grand piano noir
Gilles Vigneault, Le piano muet


      mercredi 15 septembre 2010

      Brigitte des Colères

      Certains romans nous happent instantanément, question de propos, de style, de rythme. D’autres nous ennuient dès les premières pages. Parfois, on y croit et on se trouve récompensé de nos efforts; à d’autres moments, on abdique. Parfois, on a affaire à une très curieuse expérience, qui vous fait tour à tour aimer un texte et le détester : voilà l’impression que m’a laissée Brigitte des Colères, un premier roman à la prémisse pourtant sympathique.


      J’aurais voulu aimer cette jeune fille à la vie tranquille mais à l’imagination foisonnante, pyromane, complètement décalée, qui signe ses copies d’examen Ted Bundy, écrit des lettres enflammées à un tueur en série qui sévit dans les Basses-Laurentides, palpite pour un beau guitariste grunge et écoute du Schoenberg. (Oui, les deux derniers éléments sont essentiels, évidemment.) J’aurais aimé retrouver une certaine jeunesse perdue – ou du moins son illusion – tout en me plongeant dans un vécu dont je ne connais rien, où les adolescents aident leur père à mettre à bas un veau, doivent accepter de voir mourir une vache enlisée ou passent la nuit dans un cimetière isolé. J’aurais souhaité suivre l’auteur sans hésitation, simplement charmée par une narration efficace. Mais la magie n’a pas opéré pour moi, en grande partie parce que je n’ai pas su me glisser dans le rythme imposé par Jérôme Lafond qui, en deux phrases, nous fait basculer d’une certaine tendresse à l’énervement.


      Que Brigitte délire et écrive des lettres à un tueur, soit. Qu’elle se pâme sur le beau gosse de l’école et ignore les œillades enamourées de son meilleur ami, d’accord. Qu’elle en profite pour jeter un regard caustique sur une certaine tranche de la société québécoise, pourquoi pas. Mais qu’elle nous propose un horoscope bidon au milieu d’un cours ennuyeux, vraiment? Qu’elle songe à mettre sur pied une nouvelle religion? Qu’elle joue la manipulatrice un instant et la fragilisée le suivant? Je comprends bien que l’adolescence est une période trouble pendant laquelle s’affolent les hormones, mais le style de l’auteur avait-il besoin d’en subir les contrecoups? Malgré une lecture montagnes russes, je me suis accrochée et là, à la toute fin, j’ai ressenti, succombé, frémi face aux hasards de la vie, cédé à une écriture maîtrisée qui, enfin, s’était trouvée. Dommage que cette révélation se soit révélée si tardive…

      Les autres collaborateurs de La Recrue seront vraisemblablement moins ronchons que moi. À lire ici...