samedi 14 juillet 2012

Versailles

Les attentifs auront remarqué que j'ai refait la décoration. J'ai utilisé une photo estivale, prise à Versailles la semaine dernière, lors d'une rare journée au ciel de carte postale.

Versailles © Photo: Lucie Renaud
J'aurais aussi pu utiliser l'une de celles-ci.

Versailles © Photo: Lucie Renaud

Versailles © Photo: Lucie Renaud

Versailles © Photo: Lucie Renaud

Versailles © Photo: Lucie Renaud

jeudi 12 juillet 2012

Ryoji Ikeda

Ryoji Ikeda demeure l'un des rares artistes de la scène contemporaine dont le nom circule à la fois dans les domaines des arts visuels et de l'électronique. Il a travaillé comme DJ au début de sa carrière (« un DJ n'est qu'un auditeur » juge-t-il), avant de faire partie du collectif multimédia japonais Dumb Type et de créer l'étiquette CCI Recordings. Il a enregistré un premier disque solo en 1995, 1000 Fragments, dont il a ensuite fait la promotion de façon très variée, à travers des spectacles, des installations, des concerts plus « encadrés », des performances. Lauréat du Golden Nica du Festival Ars electronica de Linz en 2001, il explore très souvent dans ses œuvres picturales les mathématiques (la représentation d'un concept comme pi π ou phi Φ) et se sert de séquences d'information (encodages de séquences d'ADN, calculs d'astres uniquement perceptibles au télescope, par exemple) dans ses installations numériques.

On peut découvrir son univers à travers une exposition, présentée au DHC/ART jusqu'au 18 novembre dans le cadre de la toute première Biennale Internationale d'art numérique (BIAN 2012), en deux lieux parallèles: l'espace principal (qui propose des œuvres encadrées et des travaux sur papier, regroupées sous le terme de systematics) et l'espace satellite, qui permet de plonger dans ses projets audiovisuels de la série datamatics, en cours depuis 2006.

L'artiste s'est entretenu le 14 juin dernier lors d'un midi-conférence (donné dans le tout nouveau Centre PHI) avec le commissaire de l'exposition John Zeppetelli et a expliqué que sa démarche artistique s'articulait autour de deux grands axes: la beauté (synonyme jusqu'à un certain point pour lui de précision) et le sublime (qui explore l'infinitésimal), frontière entre le plaisir et la peur. De façon essentiellement intuitive (il n'a jamais étudié en musique), il explore principalement les propriétés physiques du son. Il se considère à la fois compositeur de sons et d'images, selon le moment, l'inspiration, les données avec lesquelles il travaille deviennent autant de notes de la gamme. « L'art est l'art pour moi », a-t-il avancé simplement. Il refuse d'ailleurs d'expliquer les motivations de son geste créateur, considérant que chacun doit rester libre de penser ce qu'il veut, de ressentir l’œuvre selon ses propres références culturelles, artistiques ou émotives. « L'art n'a pas besoin d'être compris, a-t-il conclu, il doit être ressenti. »

Si les composantes de systematics n'ont rejoint que mon intellect, datamatics m'a immédiatement bouleversée, en tant que réflexion sur la petitesse de l'homme dans l'univers, de l'envahissement des technologies, de la beauté sublime du monde dans lequel nous vivons.

John Zeppetelli présente l'exposition dans cette vidéo.


mardi 10 juillet 2012

Saveurs locales

Ceux qui ont déjà mis les pieds chez moi savent que, si ma PAL se répand, un peu pêle-mêle, sur trois rayons d'une étroite bibliothèque dans mon bureau, mon étagère de livres de cuisine déborde de façon assez endémique. Depuis quelque temps déjà, j'en suis au point (critique) où je dois considérer de donner un livre de recettes si je veux le remplacer par un nouveau titre.

J'aime cuisiner, le côté créatif de la chose, avoir le temps de gérer un menu élaboré (rarement en semaine, admettons-le ici), manger « ethnique ». Si je ne fréquente pas les blogues spécialisés (j'y passerais sans doute trop de temps), je dévore périodiquement des livres de recettes comme d'autres des polars. Parfois, je marque d'un post-it certaines recettes « à essayer », dans d'autres, cela relève plutôt de l'état d'esprit, de l'osmose presque. J'espère alors que, la prochaine fois que je trouverai une série x d'aliments dans mon frigo, je me rappellerai la déclinaison qu'en avaient un jour tiré un chef ou l'autre.

Certains livres restent pour moi des références: la « bible » de Sœur Berthe par exemple, qui me rappelle les racines de notre cuisine, ou encore deux opus de la série des livres de cuisine végétarienne du mythique Moosewood Restaurant (sis à Ithaca, dans l'état de New York). Un livre récemment lancé par Les humbles éditions, Recettes simples et saines pour apprêter nos aliments d'ici, m'a semblé un prolongement naturel à ces derniers. « Manger local » est devenu un choix éthique, politique. Comment accepter de payer plus pour un produit qui a été cueilli avant maturité et pour lequel un nombre effarant de litres d'essence aura été brûlé quand on peut s'approvisionner auprès d'un cultivateur d'ici, faire germer soi-même certaines pousses ou travailler avec des légumineuses.

Annick Dallaire et Martine Émond ont donc choisi de créer des recettes simples, accessibles à tous, 100 % locales, qui permettent de redécouvrir nos aliments, présentées de façon astucieuse selon la disponibilité suivant les mois de l'année. On y donne également des tours de main pour sécher et congeler les herbes, mettre en conserve, gérer trempage et cuisson des céréales et légumineuses (on s'interroge souvent sur le temps de trempage et de cuisson de ces dernières), sans oublier certains principes de remplacement (des œufs, du sucre).

Au début de chaque chapitre (consacré à un mois de l'année), on trouvera la liste des nouvelles récoltes, des aliments cultivés en serre, mais aussi de ceux à conserver et à congeler. Au menu en juillet, histoire de vous (me) tenter? Voici quelques suggestions: bouillon de légumes d'été, croustade déjeuner aux petits fruits (votre choix de petits fruits, flocons d'avoine à cuisson rapide, beurre, sirop d'érable, un peu de farine), soupe à la gourgane (on oublie trop souvent ces fèves pourtant savoureuses dans la préparation des repas), salade de fenouil à la coriandre, salade de kamut estivale, tarte aux légumes, trempette pour manger encore plus de légumes crus, boissons rafraîchissantes (à décliner selon les plantes en main, de la mélisse au thé du Labrador).

En complément, on aborde utilisation et propriétés des fines herbes et épices cultivées, breuvages traditionnels en plus de proposer quelques remèdes dans votre assiette. Je sens que les pages de ce livre risquent d'être tachées...

On peut se procurer le livre directement auprès de l'éditeur, ici...

samedi 7 juillet 2012

Retrouver son rythme

De retour en sol natal depuis moins de 48 heures, les yeux encore remplis d'images, la tête de souvenirs. Le Berry, la Nièvre, Lille, Paris, l'Alsace, Bâle, Freiburg, Versailles ont défilé tour à tour, au gré des rencontres, des inspirations. Je n'aurai au final vu que quelques expos: une dédiée à Jeff Koons à la Fondation Beyeler en Suisse (j'admets que j'ai nettement préféré la collection permanente et l'installation vidéo de Philippe Parreno), l'expo Gerhard Richter au Centre Pompidou (absolument magnifique, un panorama très complet de l'artiste), le musée Unterlinden à Colmar (et son célèbre retable) et les structures oniriques et farfelues de Joana Vasconcelos à Versailles (je ne suis toujours pas entièrement convaincue de la réussite de leur cohabitation avec les pièces des plus classiques du lieu). Je n'ai assisté qu'à un seul concert, auquel participait l'aîné de mon amie, mais ai pu toucher moi-même un instrument lors des trois jours passés en Alsace et ai accompagné le cadet de mon amie moins d'une heure après avoir débarqué dans le Berry.

Côté lecture: quelques essais plus théoriques (L'espèce fabulatrice de Nancy Huston, qui dormait dans ma PAL depuis l'avant-dernier salon du livre de Montréal et Écrire de Marguerite Duras, ponctué de flèches auto-collantes, citation que je recopierai maintenant), quelques chapitres de Der kleine Prinz (il faut bien travailler un peu, même en vacances!), des nouvelles de Laurent Gaudé, un livre de Delphine de Vigan acheté à la FNAC avec deux autres titres. Je me suis plongée dans le Journal de Marie Uguay lors du vol de retour, mais mes intentions d'avaler des pages et des pages ont été mises KO par une lumière de plafond défectueuse. J'ai donc fermé les yeux, histoire de mater à l'avance le décalage horaire.

Quelques photos choisies avant de clore ce chapitre.

Le lion de la fontaine St-Michel porte encore fièrement le carré rouge.

Père Lachaise (photo Lucie Renaud)

La tombe de Chopin (photo Lucie Renaud)

Le retable d'Unterlinden (photo: Lucie Renaud)

Un autre segment du même retable (photo: Lucie Renaud)

Les grandes orgues de Versailles (photo: Lucie Renaud)

La musique est partout, même dans les jardins de Versailles (photo: Lucie Renaud)

(photo: Lucie Renaud)

jeudi 5 juillet 2012

Je reviendrai à Montréal

Un des plus beaux hommages à Montréal, que je retrouve aujourd'hui. Ma ville est belle, quand même, comme en témoigne cette vidéo.


En écho, À Montréal de Grand corps malade, sur une musique de Yann Perreau.

mardi 3 juillet 2012

I know

Née en 1988 au Cameroun, débarquée à Paris en 2003 pour poursuivre ses études secondaires, Irma a commencé à faire parler d'elle dès 2007 grâce à des vidéos postées sur Youtube. Sorti en novembre 2011, son album Letter to the Lord est aujourd’hui disque de platine.

dimanche 1 juillet 2012

I can see clearly now

Bons baisers d'Alsace pour la fête du Canada. En partage, une chanteuse jazz (le Festival international de jazz de Montréal battant son plein loin de moi), née en Nouvelle-Écosse, mais qui habite à Toronto depuis plusieurs années.