mercredi 9 janvier 2008

Simone de Beauvoir

Aujourd'hui même, Simone de Beauvoir aurait eu 100 ans. Écrivain à part entière, philosophe, mère du féminisme tel qu'il est maintenant perçu aujourd'hui, engagée poliquement, dévorée par la passion de créer, partenaire intellectuelle et de vie de Sartre, elle reste une figure marquante de la littérature du XXe siècle.
Pour mieux la connaître, on peut toujours commencer par lire cet article glané ce matin sur Evene.fr avant de se plonger dans le site Autour de Simone de Beauvoir.

« On ne naît pas femme, on le devient. Aucun destin biologique, psychique, économique ne définit la figure que revêt au sein de la société la femelle humaine; c'est l'ensemble de la civilisation qui élabore ce produit intermédiaire entre le mâle et le castrat qu'on qualifie de féminin. Seule la médiation d'autrui peut constituer un individu comme un Autre. » On peut aussi lire ici des extraits choisis de son célèbre Deuxième Sexe (livre que, je l'avoue, je n'ai pas encore lu mais je profiterai peut-être bien de cette année anniversaire pour le faire).

dimanche 6 janvier 2008

CMIM 2008: enfin, le piano!

Après avoir fait le bilan de 2007, s'être arrêté sur les événements importants de l'année, voici le temps de regarder vers l'avant. Plusieurs rendez-vous qui m'allument sont déjà dans mon agenda 2008: Elisabeth, roi d'Angleterre de Timothy Findley (un auteur canadien-anglais, décédé il y a quelques années, dont j'ai lu tous les romans et que j'admire énormément, homme de lettres et de théâtre) que j'ai hâte de découvrir bientôt au TNM, le récital de Radu Lupu à la fin du mois (Radu!), le voyage que j'effectuerai avec ma classe de culture générale à la fin avril (je découvrirai enfin New York et retrouverai avec plaisir et peut-être bien un brin de nostalgie Philadelphie, ville d'adoption pendant trois ans lors de mes études universitaires). Et puis, enfin, après quatre ans d'attente, le Concours Musical International de Montréal est de nouveau dédié au piano!

J'avais vécu une expérience absolument délirante il y a quatre ans, en tant que rédactrice en chef du site Web événementiel de l'événement. Je m'étais tapée tous les récitals de demi-finales (trois ou quatre sur Internet mais les autres en salle), avais vécu la fièvre des finales mais surtout avais fait des rencontres d'une rare intensité, avec certains collaborateurs (une en particulier) et quelques-uns des pianistes.

J'ai revu en novembre Eliane Reyes, une pianiste belge qui possède une superbe musicalité. En fait, elle donnait un récital à Montréal (puis le lendemain, elle accompagnait une chanteuse à Québec) et est venue travailler sur Wolfie (mon piano à queue) pendant quelques heures à son arrivée à Montréal. Même si je ne l'avais pas revue depuis 2004, la connexion était là, intacte.

J'avais aussi été séduite par le jeu du lauréat du Premier grand prix, Sergeï Salov (et sa prestance de rock star... je l'avoue, j'ai fait sécher et gardé pendant des années la rose qu'il m'avait offerte le dernier soir). Dès le premier échange que j'avais eu avec lui, lors du cocktail de bienvenue, j'avais pu déceler l'intensité du personnage, le trouble créateur qui l'anime, la profondeur de ses interrogations et son évidente urgence de vivre. Nos routes se sont croisées à quelques reprises depuis, l'amie de coeur de Sergeï, une pianiste russe qui pourrait faire carrière comme top modèle, habitant Montréal.

Il y a aussi eu Gintaras Janusevicius, un jeune pianiste lithuanien (il avait alors 19 ans), au sourire communicatif. On sentait le plaisir quasi palpable qu'il ressentait à participer au Concours mais j'ai surtout apprécié la grande maturité qui transparaissait dans ses propos (dans un anglais maladroit mais craquant) et son jeu. Dès sa limpide sonate de Haydn et ses miraculeuses Études-tableaux de Rachmaninov en demi-finale, j'étais accro. Son Concerto en la majeur de Mozart, joué en finale, est encore gravé dans ma mémoire musicale, profondément, même si le jury n'a pas semblé sensible à la pure magie qui s'est dégagé de cet instant. Depuis 2004, Gintaras m'envoie de temps en temps des courriels toujours charmants (il est devenu accro de hockey après le Concours et un fervent partisan de l'équipe canadienne lors des tournois internationaux!). Il y a quelques jours, ses souhaits du nouvel an mentionnaient qu'il espérait revenir à Montréal en mai (si sa candidature est retenue, bien sûr). Avec sa signature et ses nombreux numéros de téléphone (il habite Vilnius mais étudie à Hanovre), il y avait un lien vers sa page Myspace et son équivalent lithuanien. Quand j'ai réentendu le Rachmaninov (l'enregistrement « live » de Montréal de 2004), ça donnait une drôle d'impression de retour dans le temps. Quand j'ai entendu le Menuet de Paderewski, enregistré lors d'un concours en 2007, pièce kitsch s'il en est une, absolument métamorphosée, restaurée par son jeu intelligent, j'ai croisé les doigts que les membres du jury préliminaire fassent leur boulot correctement et l'invitent à nouveau. Je n'hésiterai pas une seconde à lui céder Wolfie quelques heures le cas échéant. À suivre...


Un petit défi?

Grominou propose sur son site un défi lectures tout à fait ludique pour 2008, Le nom de la rose, bien moins contraignant que le Challenge ABC (que je n'ai pas réussi à terminer, notamment à cause des lettres V, W (mais le Portrait de Dorian Gray de Wilde est dans ma PAL), X, Y et Z. Six livres dont avec une couleur dans le titre, un autre avec un nom d'animal, un avec un prénom, un avec un lieu géographique, un avec phénomène météorologique et un dernier avec un nom de plante. Pour vous inscrire, courez sur le site de Grominou.

samedi 5 janvier 2008

La belle et le piano

Personnage médiatique servi par une image super léchée, aux intérêts marginaux, iconoclaste, paradoxale dans les facettes qu'elle dévoile (ses écrits sont assez fascinants, malgré leur narcissisme), Hélène Grimaud est avant tout une excellente pianiste (quand elle ne se laisse pas dévorer par l'insécurité). Elle parle avec Evene de son dernier enregistrement, consacré au Concerto « Empereur » de Beethoven. À lire avant d'écouter...

Journaliste sans frontière

Vice-président international de Reporter sans frontières (RSF), journaliste qui a couvert des dizaines de guerre sur le terrain, écrivain et animateur de radio à la Première chaîne, François Bugingo est un être fascinant, que je ne connaissais pas avant de lire ce portrait fort intéressant dans La Presse aujourd'hui. À lire ici...

vendredi 4 janvier 2008

Une (autre) librairie disparaît

Je viens de lire cet article il y a quelques instants et il me laisse un goût amer. Une autre de ces librairies « spécialisées » qui doit fermer, faute de fonds, de soutien, d'intérêt... J'avoue humblement ne pas l'avoir fréquentée mais je ne peux qu'avoir un pincement au coeur en pensant à ce couple qui y avait investi tous ses avoirs mais surtout ses rêves. À lire ici....

mercredi 2 janvier 2008

Une nouvelle année

Avec la nouvelle année, il faut maintenant mettre l'autre dans les archives de la mémoire et repartir à neuf. Vous trouverez néanmoins ici ma liste de lectures 2007 (70 livres, puisque j'ai choisi d'exclure ceux lus dans le cadre de mon travail), si vous souhaitez y retrouver un titre ou l'autre. Les titres de couleurs différentes (surlignés) sont ceux qui font référence à des commentaires de ma part au cours de 2007. Bonne année à tous!

Christine Arnothy, Rentrée littéraire ***

Paul Auster, Dans le scriptorium **

Muriel Barbery, L'élégance du hérisson ***1/2

Muriel Barbery, Une gourmandise ***

Jean-François Beauchemin, Garage Molinari ***1/2

Myriam Beaudoin, Hadassa ***

Philippe Besson, Se résoudre aux adieux ***1/2

Ketil Björnstad, La société des jeunes pianistes ***

Robert Blake, Kaya ***

Stéphane Bourguignon, Sonde ton coeur, Laurie Rivers **

Meg Cabot, Une envie de sucré**1/2

Emmanuel Carrère, Un roman russe ***

Albert Cohen, Belle du seigneur ***1/2

Philippe Delerm, La bulle de Tiepolo ***1/2

Philippe Delerm, Paris l'instant ***

Nicolas Dickner, Nikolski ***

Stéphane Dompierre, Mal élevé ***

Jean-Paul Dubois, Hommes entre eux **1/2

Christine Eddie, Les carnets de Douglas ****

Anna Enquist, Le chef-d'oeuvre ***1/2

Anna Enquist, Le secret ***1/2

Élizabeth Filion, De la part de Laura ***

Sébastien Fritsch, Le mariage d'Anne d'Orval ***1/2

Simon Girard, Dawson Kid **

André Gorz, Lettre à D. ***

Ernest Hemingway, L'étrange contrée **1/2

Hermann Hesse, Demian ***1/2

Eric Holder, La correspondante **1/2

Marya Hornbacher, Wasted ***

Nancy Huston, Lignes de faille ****

Eugène Ionesco, Rhinocéros ***1/2

Gilles Jobidon, D'ailleurs ***

Yasmina Khadra, Cousine K ***

Yasmina Khadra, Les sirènes de Bagdad ***

Robert Lalonde, Espèces en voie de disparition ***1/2

Robert Lalonde, La belle épouvante **1/2

Robert Lalonde, Le monde sur le flanc de la truite ***1/2

Robert Lalonde, Un jardin entouré de murailles ***1/2

Réal Larochelle, Les recettes de la Callas *

Philippe Labro, Franz et Clara ***

Dany Leclair, Le sang des colombes**1/2

Jonathan Littell, Les Bienveillantes **1/2

Alberto Manguel, Journal d'un lecteur ***

Christian Mistral, Vamp ***

Richard Millet, La voix d'alto ****

Denis Monette, La paroissienne **

Suzanne Myre, Mises à mort **1/2

Cees Nooteboom, Perdu le paradis ***

Amélie Nothomb, Journal d'Hirondelle *

Eric Orsenna, La révolte des accents ***

Jean Paré, Délits d'opinion ***

Arturo Pérez-Reverte, Le peintre de batailles ****

Michèle Plomer, Le jardin sablier ***

Jacques Poulin, La tournée d'automne ***

Jacques Poulin, La traduction est une histoire d'amour ***

Jacques Poulin, Le vieux chagrin ***

Julie Powell, Julie and Julia **

Yann Queffélec, Mineure ***

Pascal Quignard, Villa Amalia *1/2

Pascale Quiviger, Le cercle parfait ***1/2

CS Richardson, La fin de l'alphabet **1/2

Alexis Salatko, Horowitz et mon père ***

José Saramago, La lucidité ****

Philippe Ségur, Écrivain (en 10 leçons) ***

Aki Shimazaki, Hamaguri **1/2

Jane Urquart, Les rescapés du Styx ***

Thrity Umrigar, Tous ces silences entre nous ***