« La culture est salvatrice, parce qu'elle est irremplaçable pour ouvrir les esprits, les rendre plus tolérants et aussi les distraire. »
Nicolas Laugero
« Seul celui qui s'intéresse à toutes les cultures est cultivé. Il découvrira que toutes les cultures sont complémentaires et qu'elles n'en forment en réalité qu'une seule, la Culture Humaine. »
Anonyme
« La culture est l'âme de la démocratie. »
Lionel Jospin, 1997
« La culture est la force humaine qui découvre, dans le monde, les exigences d'un changement et lui en fait prendre conscience. »
Elio Vittorini
« La culture n'est pas une marchandise. Les peuples veulent échanger leurs biens mais ils veulent garder leur âme. »
Jacques Chirac, 1999
« La véritable culture, celle qui est utile, est toujours une synthèse entre le savoir accumulé et l'inlassable observation de la vie. »
Francesco Alberoni
« La culture, c'est ce qui relie les savoirs et les féconde. »
Edgar Morin
« Un peuple qui ne connaît pas son passé, ses origines et sa culture ressemble à un arbre sans racines. »
Marcus Garvey
« Les hommes sont mille fois plus acharnés à acquérir des richesses que la culture , bien qu'il soit parfaitement certain que le bonheur d'un individu dépend bien plus de ce qu'il est que de ce qu'il a. »
Arthur Schopenhauer
« Instruction : des pierres dans un sac. Culture : une graine dans un pot. »
Maurice Chapelan
La musique et l’écriture ont été de tout temps les deux pôles de la vie créatrice de l'auteure. Ce site se veut donc un hommage à la musique (particulièrement classique) et à la littérature, mais aussi au théâtre et aux autres manifestations artistiques.
vendredi 23 janvier 2009
La culture...
... c'est comme la confiture, moins tu en as, plus tu l'étends? Je suis plutôt du type à adopter le dicton « La culture, c'est ce qui reste quand on a tout oublié. » Certains auteurs se sont penchés avant moi sur la question et ont su y répondre admirablement. Certains diront que je prêche pour ma propre paroisse. Oui, et alors? Après tout, « la culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité », comme l'affirme Gao Xingjian .
jeudi 22 janvier 2009
Yes we can dance!
Dans son dernier message, particulièrement délicieux, l'opérateur britannique T-Mobile surfe sur la tendance des « flashmobs » (ces manifestations éclair qui cherchent à déstabiliser le public et surtout à les faire sourire). Et si un beau matin, vous vous retrouviez dans cette gare, y auriez-vous participé?
mercredi 21 janvier 2009
Les mots pour le dire
Hier, journée où l'Histoire, celle avec un grand h, s'écrit, à 1 000 km d'ici à peine. On s'attendait à un discours coup de cœur, qui susciterait les vivats de la foule aux trois phrases, avec de multiples références à Abraham Lincoln, idole du 44e président des États-Unis. On a plutôt droit à un texte senti, inspiré, qui se laisse apprécier par strates. Passera-t-il à l'histoire et se retrouvera-t-il dans un prochain livre dédié aux discours qui ont marqué leur époque? Peut-être pas... Il faut néanmoins ouvrir les oreilles, le coeur, et accepter d'y croire, ne serait-ce que quelques heures.
On peut retrouver le discours intégral, en traduction française (merci France-Presse), ici...
« Nous savons que notre héritage multiple est une force, pas une faiblesse. Nous sommes un pays de chrétiens et de musulmans, de juifs et d'hindous, et d'athées. Nous avons été formés par chaque langue et civilisation, venues de tous les coins de la Terre. Et parce que nous avons goûté à l'amertume d'une guerre de Sécession et de la ségrégation (raciale), et émergé de ce chapitre plus forts et plus unis, nous ne pouvons pas nous empêcher de croire que les vieilles haines vont un jour disparaître, que les frontières tribales vont se dissoudre, que pendant que le monde devient plus petit, notre humanité commune doit se révéler, et que les États-Unis doivent jouer leur rôle en donnant l'élan d'une nouvelle ère de paix. »
On peut retrouver le discours intégral, en traduction française (merci France-Presse), ici...
lundi 19 janvier 2009
Être interprète...
« Je ne compose pas à proprement parler. Cependant, le travail d'interprète est déjà en lui-même un travail de création, un travail de composition, somme toute. Si vous voulez, le compositeur et l'interprète font partie de la même chaîne de montage, ils y exercent des fonctions différentes mais étroitement liées, le compositeur positionné en amont et l'interprète, en aval. Choisir son métier, c'est aussi choisir son mode de vie. »
(Nicolas Gilbert, Le Récital)
vendredi 16 janvier 2009
Je suis là aussi...
Comme je suis incorrigible et que j'espère toujours que mes journées comportent 28 heures plutôt que 24, j'ai accepté il y a quelque temps de devenir la blogueuse officielle d'Analekta, étiquette de disques qui met en lumière les grands interprètes canadiens.
Analekta a entièrement revampé le look de son site et vous pouvez maintenant y écouter tous les titres du catalogue, des vidéos d’artistes, établir une liste de souhaits, profiter de la radio Analekta 24 heures du 24… il n’y manquait qu’un blogue et c’est maintenant chose faite (et dans les deux langues officielles, yes sir!). Y seront proposés entrevues, actualités musicales, billets traitant de concepts musicaux, liens vers d'autres articles intéressants et découvertes musicales.
Pour accéder au site d'Analekta...
Pour accéder au blogue directement, c'est ici...
Analekta a entièrement revampé le look de son site et vous pouvez maintenant y écouter tous les titres du catalogue, des vidéos d’artistes, établir une liste de souhaits, profiter de la radio Analekta 24 heures du 24… il n’y manquait qu’un blogue et c’est maintenant chose faite (et dans les deux langues officielles, yes sir!). Y seront proposés entrevues, actualités musicales, billets traitant de concepts musicaux, liens vers d'autres articles intéressants et découvertes musicales.
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jeudi 15 janvier 2009
Nicolas Gilbert: Le récital
Six heures, six personnages, six regards, six tons différents. Une seule histoire, qui se révèle par pans au lecteur, qui tour à tour le laisse perplexe, le séduit, le pousse à émettre des hypothèses, le force à retourner sur ses pas pour réaliser que la solution se trouvait là, sous ses yeux, tout ce temps. Avec ce premier roman, Nicolas Gilbert relève avec succès le pari audacieux de transposer une architecture musicale en un geste littéraire convaincant, à la fois déstabilisant et maîtrisé.
Le regard que Gilbert pose sur le milieu de la musique contemporaine peut sembler décapant, mais jamais dépourvu d’une certaine tendresse. Quiconque a déjà vécu de l’intérieur l’angoisse pré-représentation s’y retrouvera entre chaque ligne. « Oui, c’était clair, et je m’en doutais depuis longtemps : une scène n’était ni plus ni moins qu’un échafaud. À chaque instant, partout dans le monde, des musiciens, des danseurs, des acteurs mouraient sur scène, foudroyés. » (p. 59) L’auteur s’inspire de la galerie de personnages qui gravitent autour de cette sphère inutilement raréfiée, les magnifie, les caricature, pour ultimement révéler la fragilité qui se tapit au cœur de chacun d’eux, de chacun de nous.
La dextérité de Nicolas Gilbert ne tombe que très rarement dans les excès – l’utilisation du plus-que-parfait du subjonctif par Sophie, la serveuse, par exemple, fût-elle d’une certaine façon la clé de voûte de cet édifice ou l’inclusion de cette étrange nouvelle centrée sur les objets, tributaire de la réflexion sur le hasard prônée par Cage ou Xenakis, deux inspirations du compositeur. L’auteur érige, pétrit le langage comme s’il devenait matériau sonore, nous en rend jusqu’à un certain point captif consentant. « Parler de l’écoute, jouer avec elle, c’est tenter de provoquer chez l’auditeur différents types d’écoute qui interagissent, se confrontent, s’entrechoquent. Pour obtenir une large palette de modes d’écoute, il faut utiliser une large palette stylistique, ne pas avoir peur des extrêmes à tous les niveaux. Par ce genre d’attitude compositionnelle, on prend possession de l’auditeur, on le guide et on lui permet de se découvrir. » (p. 90) Une fois le livre refermé, on continue de s’y projeter, de libérer les liens habilement noués. On réalise que l’on s’est laissé berner, mais avant toute chose, que ce Récital nous a touchés. Bis!
Lire les autres commentaires de lecture ici...
Le regard que Gilbert pose sur le milieu de la musique contemporaine peut sembler décapant, mais jamais dépourvu d’une certaine tendresse. Quiconque a déjà vécu de l’intérieur l’angoisse pré-représentation s’y retrouvera entre chaque ligne. « Oui, c’était clair, et je m’en doutais depuis longtemps : une scène n’était ni plus ni moins qu’un échafaud. À chaque instant, partout dans le monde, des musiciens, des danseurs, des acteurs mouraient sur scène, foudroyés. » (p. 59) L’auteur s’inspire de la galerie de personnages qui gravitent autour de cette sphère inutilement raréfiée, les magnifie, les caricature, pour ultimement révéler la fragilité qui se tapit au cœur de chacun d’eux, de chacun de nous.
La dextérité de Nicolas Gilbert ne tombe que très rarement dans les excès – l’utilisation du plus-que-parfait du subjonctif par Sophie, la serveuse, par exemple, fût-elle d’une certaine façon la clé de voûte de cet édifice ou l’inclusion de cette étrange nouvelle centrée sur les objets, tributaire de la réflexion sur le hasard prônée par Cage ou Xenakis, deux inspirations du compositeur. L’auteur érige, pétrit le langage comme s’il devenait matériau sonore, nous en rend jusqu’à un certain point captif consentant. « Parler de l’écoute, jouer avec elle, c’est tenter de provoquer chez l’auditeur différents types d’écoute qui interagissent, se confrontent, s’entrechoquent. Pour obtenir une large palette de modes d’écoute, il faut utiliser une large palette stylistique, ne pas avoir peur des extrêmes à tous les niveaux. Par ce genre d’attitude compositionnelle, on prend possession de l’auditeur, on le guide et on lui permet de se découvrir. » (p. 90) Une fois le livre refermé, on continue de s’y projeter, de libérer les liens habilement noués. On réalise que l’on s’est laissé berner, mais avant toute chose, que ce Récital nous a touchés. Bis!
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mercredi 14 janvier 2009
Nouveau chroniqueur du New York Times
La compétition est féroce dans le monde de l'imprimé, particulièrement celui des quotidiens. La presse telle que nous la connaissons aujourd'hui sera-t-elle bientôt simple souvenir nostalgique? L'avenir nous le dira. En attendant, plusieurs médias réorientent de façon assez dramatique leur ligne éditoriale. À Détroit, deux quotidiens ont annoncé qu'ils ne publieraient plus que trois fois par semaine. Le très respecté Christian Science Monitor passera quant à lui à une publication par semaine et se concentrera sur le contenu Internet. Plus près de nous, le Globe and Mail de Toronto vient d'annoncer la disparition de son cahier « livres », invitant plutôt les lecteurs à consulter le site Internet du journal pour se laisser séduire par l'un ou l'autre des titres recensés, Internet ayant définitivement supplanté l'imprimé dans ce domaine.

Les médias ont aussi de plus en plus recours aux vedettes pour appâter le lecteur. Le très prestigieux New York Times vient de conclure une entente avec le chanteur Bono qui tiendra une chronique régulière dans le journal. Un premier texte a été publié dans l'édition du week-end du quotidien et porte sur la nouvelle année et... Frank Sinatra et sa chanson My Way. Si le texte est intéressant à lire, il devient tout à fait fascinant quand on écoute Bono le livrer en fichier audio avec un délicieux accent irlandais. On notera au passage son habile manipulation des assonances, consonnances et autres clins d'oeil particulièrement musicaux du texte. On ne se refait pas.
À lire et à écouter ici...
Les médias ont aussi de plus en plus recours aux vedettes pour appâter le lecteur. Le très prestigieux New York Times vient de conclure une entente avec le chanteur Bono qui tiendra une chronique régulière dans le journal. Un premier texte a été publié dans l'édition du week-end du quotidien et porte sur la nouvelle année et... Frank Sinatra et sa chanson My Way. Si le texte est intéressant à lire, il devient tout à fait fascinant quand on écoute Bono le livrer en fichier audio avec un délicieux accent irlandais. On notera au passage son habile manipulation des assonances, consonnances et autres clins d'oeil particulièrement musicaux du texte. On ne se refait pas.
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