Impossible de résister à Dancing Grandmothers de la Eun-me Ahn Company de Séoul qui ouvre avec brio cette 9e édition du FTA ! Haute en couleurs, inspirée, inspirante, la production nous fait voyager sur les routes de campagnes de Corée du Sud autant que dans un passé qu’il est trop facile d’oublier.
Pour lire ma critique, passez chez Jeu...
Il reste quelques billets épars pour ce soir. N'hésitez pas!
La musique et l’écriture ont été de tout temps les deux pôles de la vie créatrice de l'auteure. Ce site se veut donc un hommage à la musique (particulièrement classique) et à la littérature, mais aussi au théâtre et aux autres manifestations artistiques.
vendredi 22 mai 2015
jeudi 21 mai 2015
Gauvreau le magnifique
Claude Gauvreau est l'un de ces monstres sacrés que l'on révère autant que l'on craint. Poète souvent explosif, dramaturge qui dissèque avec une rare clairvoyance la société dans laquelle il évoluait, essayiste, romancier, épistolier, Gauvreau demeurera toujours un personnage plus grand que nature. Que l'on ait vu une fois ou vingt sa prestation à la mythique Nuit de la poésie de 1970, impossible de ne pas être renversé à chaque fois par son incommensurable magnétisme. Souvent cité, mais en réalité assez peu monté, Gauvreau est sans doute victime indirecte de sa propre ombre portée.

Belle idée donc de la SMCQ de clôturer sa saison par un hommage en mots et en musique à cet artiste iconoclaste, devant une salle archi-comble. S'y côtoyaient le prélude de la musique de scène de L'asile de la pureté (enfin monté en 2004 par le TNM, plus de 50 ans après sa complétion!) et sa maintenant bien connue Valse de l'asile de Walter Boudreau, des extraits de deux pièces phares dans une mise en scène de Lorraine Pintal, la prestation de Gauvreau lors de la Nuit de la poésie et une version pour deux pianos du dernier mouvement du Concerto de l'asile, créé en janvier 2013 par Alain Lefèvre et l'OSM. L'expérience aurait certes été plus satisfaisante si elle avait été conçue comme un nouvel objet dramaturgique, d'un seul tenant, les applaudissements étant réservés à la toute fin de la proposition.
Que retiendrons-nous essentiellement de cette soirée? La parole, essentielle, de Gauvreau, qu'elle soit suggérée comme dans le prélude de L'asile de la pureté, brillant collage électroacoustique de Boudreau, auquel se superposaient les voix et les cloches (des feuilles de métal de différentes tailles) de l'Ensemble Mruta Mertsi, ou explicitée, à travers des extraits de L'asile de la pureté et de La charge de l'orignal épormyable. François Papineau (qui avait incarné le monumental Mycroft Mixeudeim au TNM en 2009) a démonté ici toute la puissance et la profondeur de son jeu, happant le spectateur en quelques secondes à peine, qu'il joue la carte de la folie démesurée ou de l'intériorité et de la contemplation d'un amour blessé. Superbe idée ici de faire dialoguer les mots de Gauvreau avec la prestation sur instrument inventé d'André Pappothomas (on avait déjà pu tomber sous le charme d'instrument et interprète lors de la production de l'opéra Notre Damn à l'automne 2014), ces cordes pincées, frottées, détournées, nous permettant d'une certaine façon d'entrer dans la tête de Donatien Marcassillar ou Mycroft Mixeudeim (Gauvreau lui-même).
Alain Lefèvre nous a offert une prestation toute en finesse de la Valse de l'asile, parfaitement dégagée, tantôt intime, tantôt presque orchestrale, portée par l'ampleur du souffle et la subtilité des multiples rubatos. Il reviendrait sur scène après la projection de la prestation de Gauvreau lui-même, magnétique, qu'il récite en exploréen ou nous livre des textes en apparence plus accessibles, cette fois en compagnie de Matthieu Fortin dans une version pour deux pianos de « La charge de l'orignal épormyable », dernier mouvement du Concerto de l'asile. Difficile ici de ne pas regretter la puissance, mais surtout les couleurs de l'orchestre et ce, malgré un soutien irréprochable de Matthieu Fortin, particulièrement raffiné, jouant sur les textures et les couleurs. Si cet arrangement pour deux pianos permet d'appréhender la rythmique complexe du mouvement de l'intérieur d'une certaine façon, l'opposition entre masse orchestrale et piano est nécessaire pour saisir les paliers de l'émancipation de Gauvreau de ses tortionnaires (le deuxième mouvement se passant à Saint-Jean-de-Dieu, rappelons-le) et apprécier au maximum le déploiement de la virtuosité soliste. À quand l'enregistrement avec orchestre?

Belle idée donc de la SMCQ de clôturer sa saison par un hommage en mots et en musique à cet artiste iconoclaste, devant une salle archi-comble. S'y côtoyaient le prélude de la musique de scène de L'asile de la pureté (enfin monté en 2004 par le TNM, plus de 50 ans après sa complétion!) et sa maintenant bien connue Valse de l'asile de Walter Boudreau, des extraits de deux pièces phares dans une mise en scène de Lorraine Pintal, la prestation de Gauvreau lors de la Nuit de la poésie et une version pour deux pianos du dernier mouvement du Concerto de l'asile, créé en janvier 2013 par Alain Lefèvre et l'OSM. L'expérience aurait certes été plus satisfaisante si elle avait été conçue comme un nouvel objet dramaturgique, d'un seul tenant, les applaudissements étant réservés à la toute fin de la proposition.
Que retiendrons-nous essentiellement de cette soirée? La parole, essentielle, de Gauvreau, qu'elle soit suggérée comme dans le prélude de L'asile de la pureté, brillant collage électroacoustique de Boudreau, auquel se superposaient les voix et les cloches (des feuilles de métal de différentes tailles) de l'Ensemble Mruta Mertsi, ou explicitée, à travers des extraits de L'asile de la pureté et de La charge de l'orignal épormyable. François Papineau (qui avait incarné le monumental Mycroft Mixeudeim au TNM en 2009) a démonté ici toute la puissance et la profondeur de son jeu, happant le spectateur en quelques secondes à peine, qu'il joue la carte de la folie démesurée ou de l'intériorité et de la contemplation d'un amour blessé. Superbe idée ici de faire dialoguer les mots de Gauvreau avec la prestation sur instrument inventé d'André Pappothomas (on avait déjà pu tomber sous le charme d'instrument et interprète lors de la production de l'opéra Notre Damn à l'automne 2014), ces cordes pincées, frottées, détournées, nous permettant d'une certaine façon d'entrer dans la tête de Donatien Marcassillar ou Mycroft Mixeudeim (Gauvreau lui-même).Alain Lefèvre nous a offert une prestation toute en finesse de la Valse de l'asile, parfaitement dégagée, tantôt intime, tantôt presque orchestrale, portée par l'ampleur du souffle et la subtilité des multiples rubatos. Il reviendrait sur scène après la projection de la prestation de Gauvreau lui-même, magnétique, qu'il récite en exploréen ou nous livre des textes en apparence plus accessibles, cette fois en compagnie de Matthieu Fortin dans une version pour deux pianos de « La charge de l'orignal épormyable », dernier mouvement du Concerto de l'asile. Difficile ici de ne pas regretter la puissance, mais surtout les couleurs de l'orchestre et ce, malgré un soutien irréprochable de Matthieu Fortin, particulièrement raffiné, jouant sur les textures et les couleurs. Si cet arrangement pour deux pianos permet d'appréhender la rythmique complexe du mouvement de l'intérieur d'une certaine façon, l'opposition entre masse orchestrale et piano est nécessaire pour saisir les paliers de l'émancipation de Gauvreau de ses tortionnaires (le deuxième mouvement se passant à Saint-Jean-de-Dieu, rappelons-le) et apprécier au maximum le déploiement de la virtuosité soliste. À quand l'enregistrement avec orchestre?
« La banalité est la loi. L’unique est tabou. Les hommes justes souhaiteraient qu’il fût possible d’expier
d’être unique. Hélas, l’unicité est inexpiable », écrivait Gauvreau dans les premières lignes de son roman Beauté baroque. La soirée d'hier nous a rappelé la pertinence de cette parole certes mordante, mais surtout appel à une prise de conscience tant individuelle que collective.
lundi 18 mai 2015
Silent Night: magique
![]() |
| Photo: Yves Renaud |
Même
si l’œuvre se déroule en cinq langues (français, anglais et allemand pour les
militaires, italien pour la scène d’opéra mozartien, adroite mise en abyme, et
latin pour la messe de Noël commune) et que le compositeur utilise un
vocabulaire musical distinct pour chacune des armées (on y retrouvera par
exemple des pastiches de Bach, des foisonnements de couleurs orchestrales
indéniablement français et l’intégration de la cornemuse ou de l’harmonica sans
que cela ne semble plaqué), le tout est adroitement lié par un leitmotiv
discret aux cordes. Certains pourraient qualifier l’approche de postmoderniste,
mais ici, cela s’articule autrement, laissant transparaître la palette unique
de Puts. (Silent Night peut
assurément être considéré dans le prolongement des symphonies du compositeur.)
La
distribution se révèle ici sans faille aucune, autant les solistes que le chœur,
impeccablement préparé (tout à fait exceptionnel dans « Sleep »). Rien n’a
été laissé au hasard en cours de répétition et cela s’entend. Marianne Fiset en
Anna Sørensen, ange des champs de bataille et amoureuse prête à tout pour ne
pas être séparée du ténor Nikolaus Sprink (tout aussi excellent Joseph Kaiser),
convainc du début à la fin. Philip Addis en Lieutenant
Audebert transmet bien la fragilité de l’homme qui s’inquiète au sujet de sa
femme et de son fils (pas encore né quand il est parti pour la guerre),
Alexandre Hajek nous livre un Lieutenant Gordon tout en subtilité, Alexandre
Sylvestre trouve un rôle à la mesure de ses dons d’acteurs avec Ponchel et
Daniel Okulitch offre une belle profondeur à son Lieutenant Horstmayer.
La
mise en scène d’Eric Simonson tire parti du décor de Francis O’Connor, plateau
tournant nous permettant de passer en quelques secondes d’un camp à l’autre,
ajoutant une dimension presque cinématographique à la proposition (soutenue par
les projections jamais envahissantes d’Andrzej Goulding), mais ici,
indéniablement, c’est la musique de Puts qui joue le premier rôle. Mené de main
de maître par Michael Christie (qui a dirigé l’opéra à de nombreuses reprises,
notamment lors de la création), l’Orchestre Métropolitain fait lui aussi un
sans-faute dans la fosse.
À
voir absolument!
dimanche 17 mai 2015
Le repas des fauves: un souper moins que parfait
Le Repas des fauves est l’une de ces productions qui font envie sur papier : une pièce montée plus de 600 fois à Paris, lauréate de trois Molières, un page d’histoire qui sert de toile de fond à l’expression de la lâcheté humaine, une distribution toutes étoiles, une metteure en scène qui n’en est certes plus à ses premières armes… On voudrait souscrire à la proposition, saluer la pertinence du texte, la densité du jeu des acteurs, mais cela se révèle impossible ici.
Pour lire ma critique, passez chez Jeu...
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vendredi 15 mai 2015
Joanie Lemieux recrue de mai
Quand elle était enfant, Joanie Lemieux rêvait d’être
astronome. « Ce qui me paraît
intéressant, c’est que sous certains aspects, mon travail d’écriture actuel
ressemble parfois à mon idéal d’enfant, nous explique-t-elle dans ses
réponses à notre questionnaire. Alors que
je pensais passer ma vie à fouiller le ciel, je me retrouve à m’étonner de
l’infiniment petit des faits et gestes humains, d’une cicatrice, d’un soupir,
d’un sourcil froncé, d’une lèvre retroussée; je cherche à deviner l’histoire de
cette femme âgée à l’épicerie, de cet enfant seul dans le métro, de cet homme
avec le bouquet de fleurs. Pour moi, il s’agit encore et toujours du même choc,
des mêmes questions : comment est-ce possible qu’on soit ici, vivants, à
cet endroit? Existe-il autre chose, derrière ce qu’on voit? Qu’est-ce qui est
réel et qu’est-ce qui ne l’est pas? »
Aucun doute ici, la frontière entre réel et imaginaire est
souvent très floue dans Les trains sous l’eau
prennent-ils encore des passagers? (quel titre évocateur!), un recueil de
nouvelles tout en retenue qui déboulonne convictions des personnages et
certitudes du lecteur.
La ligne entre être et paraître se veut aussi très mince
dans La maison d’une autre, deuxième opus
de notre ancienne recrue François Gilbert. Entre passions de jadis et choix que
l’on fait au quotidien, ce roman nous invite à voyager au Japon autant qu’à
l’intérieur de nous-mêmes. L’ailleurs est également très présent dans l’essai
fouillé Ismaël contre Israël d’Esther
Benfredj et La petite chambre de Raymond Miot qui nous ramène à Haïti en 1971.
Le passé et les regrets jouent un rôle clé dans Les questions orphelines de Morgan Le
Thiec, récit intimiste de l’acceptation non pas d’un deuil, mais d’un départ
volontaire, une mère laissant tout derrière elle, aussi bien que dans Le cinquième corridor de Daniel
Leblanc-Poirier, qui revient sur les amours de jeunesse et Une respiration lente et profonde de Mathieu Forget et Catherine Parent, une envoutante
bande dessinée dans laquelle maladie et tendresse dansent un déchirant pas de
deux.
« Tout peut
devenir générateur de texte. Tout ce que je vois, touche, rêve, suppose,
lis… » Comme la vie, la littérature d’ici n’a pas fini de se révéler…
et c’est tant mieux!
jeudi 14 mai 2015
Accord parfait
Aujourd'hui, 14 mai, je célèbre 14 ans d'amitié avec Claudio. (Notre année de chance, donc!) Une idée folle m'est passée par la tête il y a quelques semaines, celle d'un journal à quatre mains, qui ne traiterait du personnel que s'il avait une portée universelle, laboratoire d'écriture, espace de réflexion sur l'écriture, la musique, l'art, la vie, le monde qui nous entoure. La proposition a été adoptée les yeux fermés ou presque. Peu de balises, histoire de favoriser une parole libre.
Le contrat tacite auquel nous souscrirons? Déposer quelque chose chaque jour, réflexions, citations, extraits musicaux, photos, dessins, peu importe... autant de petites pierres blanches qui serviront de jalons, qui offriront un éclairage autre à cette amitié qui nous unit.
Pour vous joindre à l'aventure, c'est ici...
Le contrat tacite auquel nous souscrirons? Déposer quelque chose chaque jour, réflexions, citations, extraits musicaux, photos, dessins, peu importe... autant de petites pierres blanches qui serviront de jalons, qui offriront un éclairage autre à cette amitié qui nous unit.
Pour vous joindre à l'aventure, c'est ici...
mardi 12 mai 2015
Journal de Marie Uguay
Il y a des livres qui traînent longtemps dans notre PAL avant que, un beau jour, on ne les en extraie. Mon exemplaire grand format du Journal de Marie Uguay aura connu un destin autre.
Quand j'ai déménagé il y a deux ans, j'aurais pu le mettre dans mes rayons, lui faire rejoindre les autres titres de ma PAL. Que nenni. Il a été déposé une fois encore sur ma table de chevet, attendant le moment où... Il y a quelques semaines, j'ai terminé cette lecture, avec une fièvre presque dévorante, souvent bouleversée par ces pages magnifiques de Marie Uguay, par la profondeur de ses réflexions sur l'écriture, le regard posé sur son quotidien (et sa maladie), la poésie avec laquelle elle évoque cet amour impossible pour Paul, son médecin traitant. Impossible aussi de ne pas être soufflé par l'immensité des sentiments du photographe Stéphan Kovacs qui a partagé sa vie, lui le responsable de la mise en forme, des annotations et de la présentation de l'ouvrage, alors qu'elle parle d'un autre avec une telle fièvre. (Peut-on parler ici de licence poétique?) Le temps était sans doute venu de la vraie rencontre.
De nombreux papillons de couleur ont accompagné ma lecture, témoins du temps qui passe, des thèmes qui m'interpellaient le plus selon les époques, souvenirs du côté absolument incontournable (pour moi du moins) de cette lecture.
Je m'en voudrais de ne pas partager avec vous quelques perles...
« Pour créer, il faut tout désapprendre, il faut douter de tout, regarder chaque chose avec étonnement, détruire les formes et produire des sens multiples, fluctuants et émouvants. » (p. 181)
« Mon œuvre ne doit pas dévorer ma vie, mais la multiplier, l’éclairer, lui apprendre à dépasser les frontières. Reculer l’impitoyable méprise entre le concret et le mot, entre la médiocrité du vécu et l’intensité du regard. » (p. 217-8)
« Il faudrait que la phrase naisse, que le rythme s’instaure, mais les mots tintent approximatifs, dérisoires, fugitifs. L’impossibilité d’écrire m’occupe bien plus que l’écriture elle-même. » (p. 245)
« Je suis heureuse, je voudrais que cette vie ne cesse jamais. Montréal est à moi comme un beau "désordre universel". Je l’aime partout, tout le temps, à toute heure (même en anglais). Je ne pourrais pas quitter cette terre, cette aisance, ce laisser-aller de ciel et de terrains vagues. Se lever tard ou tôt ne change rien. Aller au cinéma, c’est ma messe. Le rituel m’enchante. Mes poèmes sont des films fulgurants, furtifs, fixes. » (p. 270)
« Que serions-nous sans la beauté, que nous resterait-il d’humanité? Sans Schubert, sans les Baigneuses de Renoir, sans la poésie d’Apollinaire, que serait le monde? Sans ces montagnes magnifiques et ce lac splendide comme un paysage japonais, qui serions-nous et comment pourrions-nous vivre, qu’est-ce qui nous retiendrait? Sans ce visage aimé dont toute beauté nous semble jaillir, comment pourrions-nous continuer de vivre? » (p. 313)
« Tant que l’on peut écrire sur son angoisse, c’est qu’elle est encore familière, du moins qu’elle ne transforme pas encore entièrement le monde, mais nous le rend seulement malaisé et terrifiant. La maladie me fait atteindre des niveaux d’angoisse tels que le monde me devient complètement étranger et hors des limites mêmes de la terreur, c’est-à-dire dans l’insignifiance totale. Aucun mot n’a d’emprise sur la réalité, cette réalité qui me rejette. Je ne puis plus écrire, j’en suis doublement malheureuse, doublement angoissée, encore et plus seule. C’est une solitude inaltérable que même la création n’arrive pas à rompre. » (p. 315, déchirants derniers mots du journal, avant le décès prématuré de la poète)
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